Ce dimanche, l’Ukraine et la Pologne ont exprimé leur vive indignation suite à des frappes russes qui ont endommagé un train se dirigeant vers Varsovie, à proximité de la frontière polonaise. Cet incident est survenu alors qu’un autre convoi, transportant des personnalités européennes, venait tout juste de passer dans la même zone.
EN BREF
- Des frappes russes ont touché un train à destination de Varsovie.
- Andriï Sybiga et Radoslaw Sikorski dénoncent la menace russe.
- Donald Tusk avertit d’une possible escalade des attaques en Pologne.
Selon l’opérateur ferroviaire ukrainien Ukrzaliznytsia, il est « très probable » que la frappe ait visé un autre train transportant des conseillers à la sécurité, ainsi que des anciens dirigeants européens, dont l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson. Ce dernier train avait quitté la gare plus tôt que prévu, en raison des ajustements effectués en temps réel face à la menace persistante de frappes russes. De plus, l’ancien directeur de la CIA, David Petraeus, se trouvait également à Iagodyne dans un autre convoi au moment de l’attaque.
Andriï Sybiga, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, a souligné que « la terreur de Poutine frappe littéralement à la porte de l’Union européenne et de l’Otan ». Il a appelé à des « sanctions sévères », ainsi qu’à un soutien militaire accru envers l’Ukraine et à une pression maximale sur la Russie. En écho, Radoslaw Sikorski, son homologue polonais, a déclaré que « la terreur russe ne fait pas que frapper à la porte, elle est à l’intérieur de la maison ».
Parallèlement, le Premier ministre polonais Donald Tusk a mis en garde contre une intensification des attaques russes dans les semaines à venir, décrivant cela comme une « escalade » qui pourrait également toucher le territoire polonais. « Les semaines et les mois à venir seront une période d’actions très intensives du côté russe », a-t-il précisé. Il a ajouté que la Pologne « ne peut pas exclure que cette escalade touche également » son pays, après avoir présidé une réunion d’urgence suite à des attaques de drones russes sur l’Ukraine, près de la frontière polonaise.
Cette situation alarmante survient alors qu’une semaine s’est écoulée depuis la visite d’émissaires américains à Moscou et à Kiev, une initiative destinée à relancer les négociations pour mettre fin au conflit. L’Ukraine continue de demander à ses alliés occidentaux de lui fournir davantage de moyens pour contrer les bombardements russes, qui se sont intensifiés plus de quatre ans et demi après le début de l’invasion.
Les tensions entre Kiev et Moscou demeurent élevées, et la situation sur le terrain préoccupe non seulement les dirigeants ukrainiens, mais également ceux de l’ensemble de l’Europe de l’Est, qui craignent une propagation du conflit.