Ce jeudi 17 septembre 2026, l’émission Complément d’enquête sur France 2 met en lumière une affaire délicate impliquant le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et l’eurodéputée Rima Hassan. Selon l’émission, le ministre aurait participé à la diffusion d’une information erronée concernant la détention de drogues par Hassan lors de sa garde à vue en avril dernier.
EN BREF
- Laurent Nuñez est accusé d’avoir diffusé des informations trompeuses sur Rima Hassan.
- L’enquête sur la détention de stupéfiants par Hassan a été classée sans suite.
- Le ministre se défend, affirmant n’avoir « organisé aucune fuite » dans les médias.
L’affaire remonte au 2 avril 2026, lorsque Rima Hassan a été placée en garde à vue pour apologie de terrorisme, après avoir publié un post controversé sur X. À cette occasion, des médias, dont l’AFP, rapportaient que des policiers avaient trouvé une petite quantité de drogue de synthèse dans le sac de l’eurodéputée. Cependant, le parquet de Paris a par la suite classé l’enquête sans suite, après une analyse des substances retrouvées.
Dans le cadre de son interview à bord d’un train, Laurent Nuñez aurait évoqué, en réponse à une question de journalistes, la possibilité que des substances illicites aient été trouvées dans le sac de Rima Hassan. Il aurait qualifié ces produits de « truc de synthèse » et « dérivé de la cocaïne », tout en précisant qu’il ne s’y connaissait pas particulièrement.
Les propos du ministre ont suscité des réactions vives, notamment de la part de Me Vincent Brengarth, avocat de Rima Hassan, qui réclame l’ouverture d’une information judiciaire pour identifier les sources de ces fuites. Selon lui, les allégations portées contre Hassan sont non seulement fausses, mais visent à nuire à sa réputation dans un contexte déjà tendu.
Rima Hassan, pour sa part, a fermement rejeté ces accusations. Elle a déclaré que toutes les informations concernant la détention de drogues étaient fausses et ont été « sciemment relayées » dans le but de lui nuire. Sur X, le chef des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a également condamné les actions de Nuñez, le qualifiant de « manipulateur » et accusant les journalistes d’avoir relayé des calomnies.
Ce jeudi, l’affaire sera donc abordée à nouveau dans Complément d’enquête, alors que Laurent Nuñez continue de défendre sa position, affirmant qu’il n’a pas organisé de fuite, mais qu’il a simplement participé à une discussion informelle avec des journalistes sur des faits déjà connus.
Les implications de cette affaire sont sérieuses, notamment en ce qui concerne le respect de la présomption d’innocence et le secret de l’enquête. Si les accusations venaient à être confirmées, cela pourrait constituer une grave atteinte à ces principes fondamentaux.
Alors que l’opinion publique attend des clarifications sur cette affaire, elle soulève également des questions sur la responsabilité des acteurs politiques et médiatiques dans la diffusion d’informations sensibles.