Alors que le ministre de la Ruralité, Michel Fournier, a récemment annoncé son départ du gouvernement, un député a décidé de saisir cette opportunité pour faire entendre sa voix. Hubert Brigand, représentant Les Républicains (LR) de la Côte-d’Or, a adressé une lettre à Sébastien Lecornu, le Premier ministre, dans laquelle il exprime son désir de succéder à Fournier.
EN BREF
- Hubert Brigand a envoyé une lettre à Matignon pour devenir ministre de la Ruralité.
- Il se présente comme le député de la plus vaste circonscription de France.
- Brigand souhaite aborder les défis des zones rurales, souvent négligés à Paris.
Dans sa lettre datée du 18 septembre, Monsieur Brigand a souligné ses qualifications pour ce poste, se définissant comme le député d’une circonscription immense. Avec une superficie de 4 640 km², celle-ci s’étend sur 135 km du nord au sud et comprend 342 communes. Ce député n’hésite pas à mettre en avant la singularité de sa circonscription, notant qu’elle abrite le plus grand nombre de villages de moins de 30 habitants en France.
Interrogé par France 3, il a affirmé : « Je sillonne toutes les communes rurales depuis quatre ans, je connais leurs problèmes qui ne sont pas du tout abordés à Paris. » Son engagement ne se limite pas à un simple désir de prestige ; il vise à « prendre à bras-le-corps » les difficultés rencontrées quotidiennement par ses concitoyens. Pour lui, cette candidature ne doit pas être perçue comme une quête de reconnaissance, mais plutôt comme un appel à l’action pour les enjeux vitaux des zones rurales.
Pour garantir que son message soit entendu, le député a également pris soin de doubler sa lettre d’un courriel. « Le courrier est arrivé », a-t-il affirmé, soulignant l’importance d’une communication directe et efficace.
Brigand a également précisé qu’il ne souhaitait pas entrer dans les pratiques habituelles du monde politique, souvent marquées par des arrangements en coulisses. Sur BFM TV, il a déclaré : « D’habitude, les discussions pour être ministre, ce sont des dessous-de-table, des coups de fil. Moi, j’y vais franco. » Cette transparence, il l’associe à sa volonté de défendre les intérêts des territoires ruraux qui, selon lui, souffrent plus que d’autres. Il constate avec inquiétude la perte d’habitants, d’élèves et de services dans ces zones, posant ainsi la question de l’avenir de ces régions.
Pour l’heure, la réponse du Premier ministre à sa lettre reste en attente. L’initiative de Brigand, par son audace et sa franchise, pourrait bien redéfinir les contours de l’engagement politique en faveur des zones rurales. En effet, sa démarche pourrait inspirer d’autres élus à sortir du moule traditionnel et à faire entendre la voix des territoires souvent laissés pour compte.
À travers cette candidature, Hubert Brigand espère non seulement revendiquer un poste ministériel, mais aussi éveiller les consciences sur les problématiques rurales, souvent ignorées au cœur des décisions politiques. L’issue de ce processus reste à suivre, mais son action témoigne d’une volonté manifeste de changement dans le paysage politique français.