Alors que les prix des carburants continuent d’augmenter, le marché automobile s’adapte. La voiture électrique d’occasion émerge comme une option non seulement écologique mais aussi financièrement attrayante. En effet, malgré un prix d’achat initial supérieur à celui des modèles thermiques, les économies réalisées sur le long terme font pencher la balance en faveur de l’électrique de seconde main.
EN BREF
- La voiture électrique d’occasion peut coûter jusqu’à 45 euros de moins par mois qu’un modèle essence.
- Des aides gouvernementales allant jusqu’à 2 300 euros sont disponibles pour l’achat de véhicules électriques.
- Le diagnostic de l’état de la batterie est essentiel avant tout achat d’occasion.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon une étude récente, pour chaque hausse de 10 centimes du prix du gazole, les ventes de voitures d’occasion augmentent de 0,4 % dans le réseau CapCar. Ce phénomène s’explique par la rapide dépréciation des véhicules électriques, qui perdent en moyenne 59 % de leur valeur au bout de cinq ans. Cela permet aux acheteurs de trouver des modèles récents à des tarifs plus accessibles.
Le bilan financier global, une fois pris en compte le coût d’acquisition initial, les économies sur le carburant et la réduction des frais d’entretien, montre clairement que rouler en voiture électrique d’occasion est plus économique. En effet, selon les données de Roole Data, les utilisateurs économisent en moyenne 45 euros par mois par rapport à un modèle thermique, et cette économie augmente avec la distance parcourue.
Les aides disponibles pour l’achat
Depuis la rentrée, l’acquisition d’un véhicule électrique d’occasion peut bénéficier d’un financement via les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Accessible à tous sans condition de ressources, cette aide varie entre 300 et 400 euros pour les particuliers et peut atteindre jusqu’à 2 300 euros pour les professionnels du secteur, comme les auxiliaires de vie. Ce dispositif s’applique aux véhicules 100 % électriques immatriculés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, à condition de les acheter auprès d’un professionnel habilité.
Ces montants d’aide peuvent être cumulés avec d’autres subventions locales fournies par les municipalités ou régions. Cependant, il est crucial de vérifier les règles et montants de ces aides au moment de la transaction, car ils évoluent régulièrement. Pour les ménages à revenus modestes, le leasing social pour véhicules neufs reste une option, avec environ 15 000 voitures encore disponibles.
Évaluer l’état de la batterie
Avant de finaliser un achat, l’état de la batterie est un critère essentiel. Le taux de santé de la batterie, connu sous le terme de SoH (State of Health), commence à 100 % sur un véhicule neuf et diminue avec le temps. Il est recommandé qu’un véhicule d’occasion affiche un SoH d’au moins 80 %, condition sine qua non pour bénéficier des aides CEE.
Pour obtenir un diagnostic fiable de cette donnée, des centres certifiés comme MyBatterieHealth offrent des évaluations précises. De plus, il est important de compléter l’examen de l’état du véhicule par la consultation du rapport HistoVec, un document officiel et gratuit fourni par le ministère de l’Intérieur, qui retrace l’historique complet du véhicule afin d’éviter les mauvaises surprises.
En somme, la voiture électrique d’occasion se positionne comme une alternative de choix pour les conducteurs soucieux de leur budget et de l’environnement. Les aides disponibles et le coût d’utilisation réduit en font une option à envisager sérieusement.