Ce mardi 29 septembre 2026, la France s’apprête à vivre une journée de grève massive, orchestrée par les syndicats de la fonction publique. Ce mouvement de protestation s’inscrit dans un contexte de mécontentement général face aux conditions de travail et à la rémunération des agents publics. Alors que le gouvernement doit présenter son budget pour 2027, la colère des travailleurs se fait plus pressante.
EN BREF
- Une grève générale touchera écoles, hôpitaux et services publics.
- Les syndicats réclament une amélioration des salaires et des conditions de travail.
- Le trafic SNCF et RATP sera peu perturbé, malgré des prévisions de grève.
La mobilisation de ce mardi est soutenue par plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, et la CFDT, qui expriment un ras-le-bol face à la stagnation des salaires et à la hausse du coût de la vie. Ils mettent en avant des revendications claires : une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail, particulièrement en raison de l’inflation galopante, qui a touché les fonctionnaires depuis plusieurs années.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a décrit cette journée comme le reflet d’une profonde colère parmi les agents de la fonction publique. « On ne peut pas avoir des services publics de qualité s’il n’y a pas de conditions de travail de qualité », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de reconnaître le travail des agents publics.
Depuis 2017, le point d’indice, qui détermine la rémunération des fonctionnaires, n’a été revalorisé que deux fois, en 2022 et 2023, avec une augmentation totale de 5 % face à une inflation cumulée de 24,17 % prévue d’ici fin 2026. En conséquence, près de 862 000 agents publics sont contraints de recevoir une indemnité différentielle pour compenser leur salaire inférieur au SMIC, ce qui illustre les tensions croissantes au sein de la fonction publique.
Les enseignants, en particulier, devraient également répondre à l’appel à la grève. Selon la FSU-SNUIPP, environ 40 % des enseignants pourraient se mobiliser, bien que les collèges et lycées ne soient pas en mesure de donner des prévisions précises sur le nombre d’enseignants grévistes, ceux-ci n’ayant pas l’obligation de se déclarer. Pour les établissements scolaires, si la part des enseignants grévistes atteint 25 %, un service d’accueil minimal sera mis en place.
Du côté des transports, les usagers peuvent se réjouir, car le trafic sur les réseaux SNCF et RATP devrait être globalement normal. À la RATP, un porte-parole a confirmé que le trafic sera « normal » sur la majorité des lignes du métro et du RER. Pour la SNCF, les liaisons TGV et Intercités fonctionneront également sans perturbations majeures, bien que certaines lignes Transilien prévoient des perturbations mineures.
Les pompiers et le personnel hospitalier sont également appelés à participer à cette journée de grève, mettant en lumière les préoccupations concernant l’austérité et ses effets sur les services publics. Les médias du service public, tels que Radio France et France Télévisions, pourraient également connaître des perturbations.
Au total, la CGT a recensé 170 manifestations à travers la France, illustrant l’ampleur de la réaction collective face aux décisions gouvernementales. Ce mouvement de grève, qui se veut un signal fort à l’approche de la présentation du budget 2027, pourrait marquer un tournant dans les relations entre le gouvernement et les agents de la fonction publique.
Cette journée de mobilisation est donc à suivre de près, tant pour ses implications immédiates que pour les débats qu’elle suscite autour des conditions de travail et de la rémunération des fonctionnaires en France.