Dans un contexte de tensions persistantes sur la gestion des migrations, la France a décidé de ne pas renouveler l’accord « un pour un » avec le Royaume-Uni, arrivé à échéance le 1er octobre 2026. Ce protocole, signé en juillet 2025, avait pour objectif de réguler les flux migratoires entre les deux pays en établissant un système d’échange de migrants. Cependant, un an après sa mise en place, les résultats jugés décevants ont conduit à cette décision.
EN BREF
- La France met fin à l’accord migratoire « un pour un » avec le Royaume-Uni.
- Seules 1.400 personnes ont été renvoyées vers la France depuis son instauration.
- Le coût par renvoi s’élève à plus de 65.000 euros, soulevant des interrogations sur son efficacité.
Selon les informations rapportées par le quotidien Le Monde, la ministre de l’Intérieur britannique avait qualifié la mise en œuvre de cet accord de « difficile » lors d’une déclaration faite devant le Parlement en septembre. Le protocole prévoyait qu’en échange du renvoi d’un migrant vers la France, le Royaume-Uni devait accueillir un exilé se trouvant sur le territoire français. Cette initiative visait à dissuader les migrants de tenter la traversée de la Manche, en leur faisant craindre un retour en France.
Malgré ces intentions, les résultats ont été très mitigés. En 2025, environ 50.000 personnes avaient tenté de franchir la Manche à bord de bateaux pneumatiques. Bien que les chiffres aient légèrement baissé en 2026, 17.000 migrants ont tout de même tenté la traversée durant les sept premiers mois de l’année. Cela soulève des questions sur l’efficacité des mesures mises en place par les deux gouvernements.
Le coût élevé de chaque renvoi, estimé à plus de 65.000 euros, a également été un point de friction. Ce chiffre, en plus de l’inefficacité du programme, a contribué à la décision de ne pas prolonger l’accord. La France, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur, a donc choisi de réorienter sa politique migratoire, sans pour autant préciser les nouvelles mesures envisagées.
Ce revirement s’inscrit dans un climat où la question des migrants demeure un enjeu majeur, tant pour le Royaume-Uni que pour la France. Les deux pays doivent désormais trouver des solutions alternatives pour gérer les flux migratoires, alors même que les tensions autour de ce sujet continuent de croître.
Les discussions sur les modalités d’une éventuelle nouvelle coopération migratoire devraient s’intensifier dans les mois à venir. Les deux gouvernements sont sous pression pour trouver des réponses adaptées à une situation qui pose des défis tant humains que logistiques.