Ce dimanche 4 octobre 2026, deux lycéens ont été mis en examen pour violences aggravées après avoir violemment agressé un policier à Belfort. Les faits se sont déroulés vendredi matin, lors d’un mouvement de protestation au sein de leur établissement. Sur des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, on peut voir le fonctionnaire de police, en civil et sans signe distinctif, tenter de maîtriser un élève avant de se faire attaquer par plusieurs autres adolescents.
EN BREF
- Deux lycéens de 15 et 17 ans mis en examen pour violences sur un policier.
- Le policier a subi des blessures graves pendant l’agression.
- Une enquête est en cours pour identifier d’autres participants à l’agression.
Le premier suspect, âgé de 15 ans et en classe de première, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de manifester. Le second, âgé de 17 ans, a été placé en détention provisoire dimanche soir. Ce dernier avait tenté d’échapper à l’interpellation en se cachant dans le lit d’une rivière, peu avant l’agression qui a conduit à sa mise en examen.
Lors de sa garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits qui lui sont reprochés, comme l’a indiqué Paul-Edouard Lallois, procureur de Belfort. Le policier agressé a subi des blessures considérables, notamment des plaies à l’arcade et à la joue, ainsi qu’un hématome de 20 cm par 10 cm sur une cuisse, et un état de stress aigu.
Arié Alimi, l’avocat du mineur incarcéré, a cependant contesté la version des événements fournie par le procureur. Il affirme que le policier aurait, dès le début, exercé des violences sur son client, notamment en lui mettant la tête sous l’eau. Alimi a déposé une plainte pour tentative de meurtre contre le policier, arguant que les instructions données par Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, ont contribué à l’escalade de la violence.
Alors que les tensions demeurent vives, une enquête se poursuit pour identifier d’autres individus impliqués dans cette agression. Les autorités judiciaires et politiques devront répondre aux interrogations soulevées par cette affaire, qui met en lumière la complexité des relations entre forces de l’ordre et jeunes dans le cadre de mouvements sociaux.
Ce triste incident soulève également des questions sur la formation et les protocoles de la police, notamment dans des contextes de manifestation où les tensions peuvent rapidement dégénérer. Les prochaines semaines s’annoncent cruciales pour clarifier les circonstances entourant cette agression et pour tenter de restaurer le dialogue entre les différentes parties impliquées.