Le 8 octobre 2026, le Parlement européen a marqué une étape significative dans la lutte contre l’entrisme islamiste avec l’adoption d’une résolution visant à contrer l’influence des Frères musulmans sur le continent. Cette initiative, portée par Céline Imart, eurodéputée Les Républicains (LR), s’inscrit dans un contexte où les préoccupations relatives à la sécurité des Européens sont de plus en plus pressantes.
EN BREF
- Le Parlement européen adopte une résolution contre l’entrisme islamiste.
- Céline Imart appelle à renforcer les contrôles sur les financements européens.
- Les États-Unis et plusieurs pays européens durcissent leur position contre les Frères musulmans.
Cette résolution a été adoptée à une large majorité, après de vives discussions au sein de l’hémicycle strasbourgeois. Parmi les soutiens, on trouve des eurodéputés issus de divers groupes politiques, notamment le Parti populaire européen (PPE), Renew, et les Conservateurs et réformistes européens. Ce vote s’effectue dans un climat où la droite et les nationalistes dominent, tandis que la gauche a choisi de boycotter les négociations, dénonçant une approche jugée xénophobe.
Dans le cadre de cette résolution, Céline Imart a clairement exprimé ses intentions : « D’abord, l’argent : l’objectif est de renforcer les contrôles et de garantir une traçabilité réelle des fonds européens, pour qu’aucun euro ne finisse entre les mains d’entités ou de personnes liées aux réseaux islamistes. Ensuite, l’influence : nous demandons l’exclusion totale et définitive de FEMYSO des institutions européennes. Enfin, la sécurité : nous demandons au Conseil de l’Union européenne d’inscrire sur la liste européenne des organisations terroristes les entités et individus liés aux Frères musulmans. Pas d’amalgame, pas d’approximation : on combat l’islamisme, pas l’islam et on s’appuie sur du droit.»
Céline Imart prend également pour exemple le Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d’étudiants (FEMYSO), qu’elle suspecte d’être un vecteur de l’influence frériste en Europe. Elle souligne que, malgré les affirmations de la Commission européenne quant à la cessation de tout financement direct, FEMYSO continue de revendiquer des participations à des événements financés par le Parlement européen. Elle déclare : « C’est public, c’est sur leur compte X. Ce cas d’école illustre notre problème : la porte est fermée, mais la fenêtre reste ouverte. »
Élue lors des élections européennes de 2024, Céline Imart, qui est également agricultrice, souligne l’importance de s’unir contre l’entrisme islamiste, indépendamment des affiliations politiques. « Je cherche une majorité de conviction, réunissant tous les députés qui veulent sincèrement lutter contre l’entrisme islamiste. Sur un sujet qui touche à la sécurité des Européens, je juge un vote sur le fond du texte, pas sur l’étiquette de ceux qui le votent », affirme-t-elle.
Malgré des tentatives de consensus, la résolution a connu des tensions, notamment avec les groupes de droite, qui ont proposé des amendements durcissant le texte. Ces amendements incluent des mesures visant à interdire l’accès aux institutions européennes pour le FEMYSO et à condamner les partis de gauche qui les soutiennent.
Un contexte international préoccupant
La montée en puissance des Frères musulmans, fondée en Égypte en 1928, est perçue comme une menace croissante pour les démocraties occidentales. Bien que le mouvement ait renoncé à la violence dans les années 1970, son approche demeure controversée. Les services de renseignement et les experts s’inquiètent de son influence, qui pourrait inciter à un séparatisme communautaire en contradiction avec les valeurs laïques et républicaines, notamment en France.
Ce durcissement des positions à l’échelle internationale est corroboré par les récentes décisions des États-Unis, qui ont classé certaines branches des Frères musulmans comme organisations terroristes. D’autres pays européens, comme l’Autriche et la Jordanie, ont également pris des mesures strictes contre le mouvement. En France, l’Assemblée nationale a demandé l’inscription de la confrérie sur la liste noire de l’Union européenne, rejoignant ainsi d’autres pays dans cette démarche.
À travers cette résolution, Céline Imart espère ouvrir un débat essentiel sur la sécurité des citoyens européens, tout en cherchant à établir des contrôles rigoureux sur les financements qui pourraient alimenter des activités islamistes. La question de l’entrisme islamiste ne fait que commencer à être abordée au sein des institutions européennes.