La lutte contre le cancer du sein ne se limite pas au parcours médical. Ambre, 29 ans, en fait tristement l’expérience. Après avoir survécu à la maladie, elle se retrouve maintenant confrontée à une réalité financière très préoccupante. Deux ans après son diagnostic, elle a perdu la moitié de son salaire, une situation qui la pousse à chercher des solutions pour subvenir à ses besoins essentiels.
EN BREF
- Ambre a perdu 40% de son salaire suite à un arrêt des indemnités de son assurance maladie.
- Elle est endettée de 8 000 euros et doit rembourser son employeur.
- Sa situation financière l’oblige à travailler plus malgré son état de santé fragile.
Le parcours d’Ambre a débuté en 2024 lorsqu’elle a découvert une grosseur dans sa poitrine. Un diagnostic de cancer du sein a rapidement suivi, entraînant un traitement intensif comprenant six mois de chimiothérapie et de nombreuses séances de radiothérapie. Après un an et demi d’arrêt maladie, Ambre a repris le travail en septembre 2025 avec un mi-temps thérapeutique, un retour difficile mais nécessaire.
Elle a été engagée en tant qu’adjointe de direction, un changement de poste qui lui permet de rester en phase avec ses capacités physiques. Son salaire, bien que réduit à 40 % d’un temps plein, était compenser par des indemnités journalières maladie versées par son assurance. Cependant, cette situation a basculé le 25 août 2026 lorsque son employeur lui a annoncé que l’assurance avait arrêté de payer depuis juin, la laissant avec une dette de 8 000 euros.
Cette somme correspond aux indemnités qu’elle a perçues alors que l’assurance ne les couvrait plus. Ambre a reçu un courrier de l’assurance, notifiant qu’elle avait épuisé ses droits aux prestations, une information qu’elle n’avait pas reçue en temps utile. Selon l’assurance, un avis aurait dû être envoyé trois mois avant l’expiration de ses droits, mais Ambre assure qu’elle n’a rien reçu.
Dans le contexte de son état de santé, Ambre fait face à une précarité croissante. Elle doit jongler entre ses finances et sa santé, s’inquiétant des conséquences de cette situation sur son bien-être. En attendant d’éventuelles décisions de l’assurance-invalidité, qui pourrait prendre entre 2 et 3 ans, elle est contrainte d’augmenter son temps de travail à 60 %, une décision difficile compte tenu de son épuisement.
Les démarches administratives se sont intensifiées pour Ambre, qui passe ses journées à contacter les impôts et divers organismes à la recherche d’une aide financière. Bien que sa commune ait accepté de couvrir un mois de loyer, les réponses sont souvent dilatoires et peu encourageantes. La complexité du système entre la France et la Suisse complique encore sa situation.
Ambre aurait dû subir une opération de mastectomie avec reconstruction, mais elle a dû l’annuler face à la détérioration de sa situation financière. Cette décision a été particulièrement déchirante pour elle, car elle espérait que cette intervention diminuerait les risques de récidive du cancer.
Les conseils de Domitille Cottet, responsable de l’accès aux droits à La Ligue contre le cancer, soulignent l’importance de se tourner vers des services sociaux pour obtenir des aides financières ponctuelles. Malheureusement, ces aides ne suffisent pas à combler le vide laissé par l’arrêt des indemnités d’Ambre.
Ambre se trouve dans une impasse : elle doit rembourser son employeur tout en espérant que sa situation s’améliore avec l’assurance-invalidité. À 29 ans, elle se débat avec des dettes et un avenir incertain, marquant ainsi un autre chapitre douloureux de son parcours face à la maladie.