Loire-Atlantique : des résidus de pesticides détectés dans l’eau potable

En Loire-Atlantique, la qualité de l’eau potable est mise à mal par la présence de résidus de pesticides. Atlantic’eau, le service public chargé de l’approvisionnement en eau pour 148 communes, a mené des analyses pour détecter le 1,2,4-triazole, un contaminant provenant de la dégradation de plusieurs pesticides agricoles. Ce contrôle, réalisé entre décembre 2025 et août 2026, a révélé des dépassements de la limite de qualité autorisée dans plusieurs endroits.

EN BREF

  • Des résidus de pesticides ont été détectés dans l’eau potable de plusieurs communes.
  • Le 1,2,4-triazole dépasse les limites de qualité à Saint-Michel-Chef-Chef, Massérac et Saffré.
  • Atlantic’eau cherche des solutions pour éliminer ce contaminant difficile à traiter.

Les résultats des analyses d’Atlantic’eau montrent que trois sites ont enregistré des concentrations de 1,2,4-triazole supérieures à la limite réglementaire de 0,10 µg/L. À Saint-Michel-Chef-Chef, un niveau de 0,11 µg/L a été mesuré en janvier, tandis que Massérac a affiché 0,14 µg/L en avril. À Saffré, trois mesures ont également dépassé le seuil, avec un maximum alarmant de 0,23 µg/L enregistré en janvier. En revanche, d’autres zones n’ont pas révélé de niveaux préoccupants.

Le vice-président d’Atlantic’eau, Mickaël Derangeon, souligne les défis posés par l’élimination de ce contaminant. « Ce métabolite, on ne sait pas le traiter. Quand il est dans l’eau, on ne sait pas l’enlever », affirme-t-il. Les méthodes traditionnelles de purification, telles que les filtres à charbon actif, s’avèrent inefficaces, même lorsqu’ils sont neufs. L’osmose inverse, bien qu’elle offre une certaine efficacité, nécessite des investissements considérables et ne résout pas entièrement le problème.

Face à cette situation préoccupante, Atlantic’eau a décidé de renforcer son suivi des ressources en eau. Un contrôle mensuel sera instauré dès octobre pour surveiller l’évolution de la contamination. Parallèlement, l’organisme s’engage à identifier l’origine de ce résidu afin de mieux comprendre comment il pénètre dans les ressources en eau. Pour cela, Atlantic’eau se veut rassurant, en affirmant qu’aucun pesticide n’est utilisé sur les aires de captage et qu’il met en place des compensations financières et un accompagnement économique pour les agriculteurs.

Cette initiative vise non seulement à protéger la santé publique, mais également à assurer une gestion durable des ressources en eau. La mobilisation des acteurs locaux et la recherche de solutions innovantes sont essentielles pour faire face à ce défi environnemental qui touche directement les citoyens de Loire-Atlantique.

La situation demeure préoccupante, et l’engagement d’Atlantic’eau pour la qualité de l’eau potable est crucial. Les efforts pour traiter ce résidu de pesticides et prévenir sa présence dans l’eau doivent se poursuivre, car la santé des habitants en dépend. La collaboration entre les différents acteurs du territoire sera déterminante pour trouver des solutions durables.