Aubagne : la voisine du suspect témoigne d’un choc collectif après la fusillade

La ville d’Aubagne est sous le choc après la fusillade qui a eu lieu au collège Joseph-Lakanal, causant deux blessés : le principal et une enseignante. Le suspect, un jeune élève de 14 ans, a été interpellé après avoir introduit un fusil dans l’établissement, dissimulé dans un étui de guitare. La tragédie s’est produite ce lundi 12 octobre 2026, et le jeune homme a été placé en garde à vue, dont la prolongation a été actée le mercredi 13 octobre. L’arme utilisée appartenait à son père, ancien militaire, qui a également été placé en garde à vue avec la mère du suspect.

EN BREF

  • Une fusillade au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne a blessé deux personnes.
  • Le suspect, un élève de 14 ans, a été interpellé avec un fusil caché dans un étui de guitare.
  • Une enquête pour « tentatives d’assassinat » a été ouverte par le parquet de Marseille.

Dans le quartier, la réaction des habitants est marquée par la sidération. Une voisine de la famille du suspect a partagé son incompréhension au micro de RMC. Selon elle, la résidence est habitée par des familles, et l’atmosphère y est généralement calme. « C’est un quartier familial, une résidence privée, nous ne sommes pas dans un quartier défavorisé comme l’a déclaré Eric Zemmour », a-t-elle souligné.

Elle décrit la famille du suspect comme discrète : « On ne connaît pas bien la famille parce qu’ils sont très discrets. Ce sont des gens qui vont au travail le matin, le jeune à l’école. C’était un enfant comme tant d’autres, qui disait toujours ‘bonjour’, et qui n’a jamais causé de problème ici. Le père ne fait vraiment pas peur », a-t-elle ajouté, exprimant son inquiétude pour la mère du jeune homme : « J’espère qu’elle n’aura pas honte de rentrer. C’est une petite dame, cela va être dur pour elle. »

Un autre voisin a mentionné que son fils, âgé de 16 ans, connaissait le suspect de loin et le décrivait comme quelqu’un de « lambda ». Ce témoin a également évoqué des rumeurs de harcèlement, une des hypothèses qui pourrait expliquer le geste du jeune homme. « Il est question de harcèlement. J’ai entendu dire que des jeunes avaient mis le feu devant leur porte au mois d’août », a-t-il rapporté.

Concernant les armes retrouvées, la voisine a déclaré ne pas se sentir inquiète. « On ne savait pas et nous sommes dans un secteur proche de Marseille, nous sommes habitués. Le père apparemment faisait du tir sportif, c’est sa passion, il ne nous menaçait pas. Peut-être qu’il n’a pas pris les dispositions pour empêcher son fils de les prendre », a-t-elle expliqué.

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat ». En parallèle, le président de la République Emmanuel Macron a salué la « réaction exemplaire » de l’équipe éducative du collège, qui a permis d’éviter une tragédie plus grande. Les cours au sein de l’établissement ont été suspendus le mardi suivant, avec une réouverture prévue mercredi pour des temps d’écoute à destination des élèves et des enseignants.

Cette situation tragique soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité des établissements scolaires et les circonstances entourant de tels actes. Les habitants, tout en étant choqués, se montrent solidaires envers la famille du suspect, tout en espérant que des réponses viendront éclairer les événements qui ont conduit à cette fusillade.