Décès de Salah Hamidi : la famille porte plainte après une négligence médicale

Le décès de Salah Hamidi, survenu après une visite aux urgences de l’hôpital d’Étampes, soulève de graves questions sur la responsabilité des soins médicaux. Cet homme de 49 ans est décédé d’un infarctus en janvier 2024, seulement quelques heures après avoir été renvoyé chez lui par les médecins, qui avaient jugé son état non urgent.

EN BREF

  • Salah Hamidi est décédé d’un infarctus après avoir été renvoyé des urgences.
  • Sa famille dépose une nouvelle plainte après une première classée sans suite.
  • L’Agence régionale de santé reconnaît une erreur dans le diagnostic de l’hôpital.

Le jour de son décès, Salah Hamidi s’était présenté aux urgences en raison de douleurs thoraciques et d’un engourdissement dans les bras. Sa sœur, Karima, témoigne que les médecins ne l’ont pas pris au sérieux, lui conseillant simplement de consulter un cardiologue plus tard. Malheureusement, quatre heures après son départ, il a été retrouvé mort dans sa voiture, victime d’un infarctus.

Cette tragédie a bouleversé la vie de sa sœur, qui se décrit comme étant très proche de lui. « C’était mon grand frère, mais j’étais toujours très protectrice parce que c’était quelqu’un de très gentil. Ça chamboule toute la vie des personnes », a-t-elle déclaré à RMC. Le choc de cette perte a entraîné des conséquences dramatiques pour elle, notamment des crises d’angoisse et une dépression.

Face à cette situation, Karima a pris l’initiative de déposer une plainte, mais celle-ci a été classée sans suite. Néanmoins, l’Agence régionale de santé a reconnu une erreur de l’hôpital, confirmant que l’électrocardiogramme réalisé sur Salah Hamidi indiquait une urgence médicale. Cette reconnaissance a incité la famille à agir à nouveau, et une nouvelle plainte a été déposée pour que des mesures soient prises afin d’éviter que d’autres familles ne traversent une telle épreuve.

Le centre hospitalier Sud-Essonne, contacté par RMC, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations concernant cette affaire. La famille espère que cette nouvelle plainte permettra de faire la lumière sur les circonstances entourant la mort de Salah Hamidi et de prévenir d’éventuelles négligences médicales à l’avenir.

Ce drame met en évidence des enjeux cruciaux concernant la prise en charge des patients aux urgences et la nécessité d’une vigilance accrue de la part des professionnels de santé. La douleur de la famille Hamidi est une douloureuse réalité qui rappelle l’importance de chaque diagnostic et de chaque décision médicale.