Accident mortel à Hazebrouck : appel à une régulation des trottinettes électriques

La colère gronde après la mort d’une septuagénaire fauchée par une trottinette électrique à Hazebrouck, dans le Nord. Ce drame, survenu le 31 octobre, soulève des questions pressantes sur la sécurité routière et le respect des règles de circulation concernant les engins personnels de déplacement. La victime, une femme de 76 ans, a été percutée alors qu’elle sortait d’un supermarché. L’adolescent de 13 ans, à l’origine de l’accident, a pris la fuite avant d’être interpellé.

EN BREF

  • Une septuagénaire décède après avoir été fauchée par une trottinette électrique.
  • Un appel à une meilleure régulation des règles de circulation pour les trottinettes.
  • Les usagers des trottinettes dénoncent l’anarchie sur les routes et le manque de contrôles.

Ce drame tragique a suscité l’indignation de nombreux citoyens, dont Pauline Déroulède, joueuse de tennis handisport, qui a perdu l’usage de sa jambe dans un accident similaire en 2018. Elle a exprimé son désarroi ce jeudi 5 novembre sur RMC, plaidant pour une prise de conscience des dangers liés à l’utilisation des trottinettes et des vélos. « Les vélos et trottinettes ne sont pas des jouets », a-t-elle déclaré, appelant à une éducation routière renforcée dès le plus jeune âge.

Lors de l’accident, la victime a été retrouvée inconsciente, avec des blessures graves, et a succombé à ses blessures quelques jours plus tard. L’adolescent au volant de la trottinette a depuis été arrêté, ce qui a relancé le débat sur la nécessité d’une régulation plus stricte pour les utilisateurs de ces engins. À Paris, le port du casque est devenu obligatoire pour les usagers de trottinettes électriques depuis le 7 août 2026, mais cette mesure semble encore trop peu appliquée.

Des voix s’élèvent pour exiger des sanctions plus sévères envers les contrevenants. Sam Zirah, influenceur, a souligné que la situation actuelle sur les routes est « l’anarchie ». Il a dénoncé le non-respect flagrant des règles existantes, notamment en ce qui concerne la circulation sur les trottoirs et l’absence de port de casque. « Il suffit de marcher dans la rue pour constater que ces règles ne sont pas respectées », a-t-il déclaré sur RMC.

Les sanctions pour les infractions à la circulation sur trottinette sont pourtant bien définies. Par exemple, une amende de 135 euros est prévue pour avoir circulé sur un trottoir ou pour avoir grillé un feu rouge. Des auditeurs de RMC, comme Damien, ont fait remarquer qu’ils n’ont jamais été contrôlés malgré leurs nombreuses années d’expérience sur la route. « C’est facile à contrôler », a-t-il ajouté, appelant à une meilleure vigilance des forces de l’ordre.

En outre, Olivier Truchot, cycliste lui-même, a souligné que le problème de civilité ne se limite pas uniquement aux utilisateurs de trottinettes. Il a souligné que les piétons et les automobilistes doivent également être tenus responsables de leur comportement sur la route. « C’est un problème de civilité », a-t-il conclu, incitant à une réflexion collective sur la sécurité routière.

Il est clair que la tragédie survenue à Hazebrouck met en lumière une réalité préoccupante : la nécessité d’une régulation plus stricte et d’une éducation accrue autour de l’utilisation des engins de mobilité personnelle. Les préoccupations exprimées par les citoyens et les experts de la route doivent être entendues pour éviter que de tels drames ne se reproduisent à l’avenir.