Accord historique entre les États-Unis et l’Iran signé à Versailles par Donald Trump

Un revirement inattendu a eu lieu dans le processus de paix entre les États-Unis et l’Iran. Alors qu’une signature officielle était initialement prévue en Suisse, l’accord a finalement été paraphé ce mercredi soir au Palais de Versailles, en France. L’événement a coïncidé avec un dîner de travail entre le président américain Donald Trump et le président français Emmanuel Macron.

EN BREF

  • L’accord entre les États-Unis et l’Iran a été signé à Versailles.
  • Il prévoit la suspension des sanctions américaines sur le pétrole iranien.
  • L’Iran s’engage à discuter de ses stocks d’uranium enrichi durant une période de négociations de 60 jours.

Cette signature, confirmée par plusieurs responsables américains et relayée par les médias, marque une étape cruciale dans la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime clé pour le commerce mondial du pétrole. Peu avant minuit, un porte-parole américain a affirmé à l’AFP : « Je peux confirmer la signature ». L’Iran a également validé cet accord historique.

Donald Trump a ensuite pris la parole, déclarant : « Je viens de le signer », alors qu’il quittait Versailles. Une vidéo diffusée par la Maison-Blanche a immortalisé ce moment, montrant le président américain en train de signer le document en présence d’Emmanuel Macron.

Les dispositions de cet accord incluent une période de 60 jours de négociations, durant laquelle l’Iran s’engage à gérer ses stocks d’uranium enrichi sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En retour, les États-Unis suspendent immédiatement leurs sanctions sur le pétrole iranien.

Washington a également promis de lever l’intégralité de ses sanctions en cas de conclusion d’un accord définitif à l’issue de ces discussions. De plus, le rétablissement complet de la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz devrait être effectif dans les 30 jours suivant la signature.

Cependant, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a exprimé des attentes encore plus optimistes quant à la mise en œuvre de cet accord, prévoyant la réouverture instantanée du détroit d’Ormuz et la levée immédiate du blocus américain sur les ports iraniens.

Pour Téhéran, cet accord est perçu comme une victoire politique majeure. Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe de négociation iranienne, a déclaré à la télévision d’État que cet accord représentait un échec pour les États-Unis. « Cet accord acte l’échec des États-Unis. Les gens en prendront connaissance et tireront leurs propres conclusions », a-t-il affirmé.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ismaïl Baghaï, a également confirmé la signature électronique du protocole d’accord par les deux présidents. Selon lui, la cérémonie de signature qui devait avoir lieu vendredi en Suisse n’est plus d’actualité.

Enfin, Naïm Kassem, secrétaire général du Hezbollah libanais, a salué cet accord comme une « grande victoire » pour l’Iran, soulignant son impact sur la situation au Liban.

Cette avancée diplomatique, bien que marquée par des tensions antérieures, pourrait ouvrir la voie à des relations plus constructives entre les États-Unis et l’Iran, mais son succès dépendra de la mise en œuvre des engagements pris par les deux parties.