Agressions sexuelles dans Mariés au premier regard : des candidates dénoncent des viols

La version britannique de l’émission Mariés au premier regard, intitulée Married at First Sight, est plongée dans un grave scandale. Plusieurs candidates ont récemment témoigné de leur expérience traumatisante, affirmant avoir été victimes d’agressions sexuelles, voire de viols, de la part de leurs partenaires, choisis par l’émission. Ce témoignage a suscité une onde de choc et relancé le débat sur la responsabilité des producteurs en matière de sécurité et de protection des participants.

EN BREF

  • Trois candidates de l’émission dénoncent des agressions sexuelles et des viols.
  • Une enquête externe a été ordonnée par Channel 4, la chaîne diffusant l’émission.
  • Des mesures de protection jugées insuffisantes par les victimes ont été dénoncées.

Le 18 mai 2026, la chaîne britannique Channel 4 a annoncé la mise en place d’une enquête externe après que des candidates ont révélé avoir subi des violences de la part de leurs « maris » trouvés par le biais de l’émission. L’une des victimes a même décidé de porter plainte contre la société de production, CPL, pointant du doigt leur manque de protection à son égard.

Parmi les témoignages, l’une des femmes, qui souhaite rester anonyme, a raconté que son « mari » l’avait violée et menacée de violence. « Il m’a dit que si je racontais à quelqu’un ce qui s’était passé, il demanderait à quelqu’un de me jeter de l’acide au visage », a-t-elle confié, illustrant la peur qui l’a empêchée de se manifester plus tôt.

Les violences ont débuté dès leur « lune de miel ». « Dès que les caméras s’arrêtaient, il entrait dans une colère absolue », a-t-elle ajouté. Malgré ses refus répétés, elle a été contrainte à des rapports sexuels. « Tu ne peux pas dire non, tu es ma femme », lui aurait-il déclaré, ignorant ses cris de détresse.

Une autre candidate a également témoigné d’agressions survenues alors qu’elle dormait. « Il a retiré les couvertures et m’a saisi les seins et les fesses. Je disais ‘non, non, arrête, arrête’ », a-t-elle décrit, soulignant qu’elle avait alerté en amont la société de production. Malheureusement, les violences ont été diffusées à la télévision, ce qui a profondément affecté la candidate.

La troisième femme a évoqué une « inconduite sexuelle » pendant leurs rapports, faisant état d’une situation où son partenaire a agi sans son consentement. Elle a indiqué : « J’étais sous le choc, j’étais désorientée, nous avions dit que nous ne ferions pas ça. » Après avoir découvert qu’elle était enceinte, elle a pris la difficile décision d’avorter.

Ces révélations viennent à un moment où la dixième saison de Mariés au premier regard rencontre un succès d’audience, dépassant souvent les trois millions de téléspectateurs. Le concept de l’émission repose sur la mise en relation de célibataires, selon des critères de compatibilité psychologique et émotionnelle, pour des mariages sans valeur légale.

Les accusations portées par ces femmes soulèvent des questions cruciales sur la sécurité des participants dans les émissions de téléréalité et la responsabilité des producteurs. La société de production se retrouve désormais face à des critiques croissantes concernant son rôle dans la protection de ses candidats. Alors que l’enquête externe se met en place, l’impact de ces témoignages sur la perception de l’émission et sur la téléréalité en général reste à évaluer.