Attentat à la bombe en Colombie : au moins 14 morts à quelques semaines des élections

La Colombie est à nouveau frappée par la violence à l’approche des élections présidentielles, prévues pour le 31 mai prochain. Samedi, un attentat à la bombe a causé la mort d’au moins 14 personnes et blessé plus de 38 autres, dont cinq mineurs, selon les déclarations d’Octavio Guzmán, le gouverneur du département du Cauca, relayées sur X.

EN BREF

  • Un attentat à la bombe fait au moins 14 morts en Colombie.
  • Les autorités accusent la dissidence des Farc, responsable d’une série d’attaques.
  • La sécurité est une préoccupation majeure à l’approche des élections présidentielles.

Les événements tragiques se sont déroulés sur une route du sud-ouest colombien, une région traditionnellement marquée par la présence de groupes armés. Les images diffusées par les médias montrent des scènes de chaos, avec des corps dispersés, des véhicules détruits et des cratères profonds, témoignant de la puissance de l’explosion.

Des témoins ont rapporté que l’impact de l’attentat avait été suffisamment fort pour projeter des personnes et leurs véhicules à plusieurs mètres. Les équipes de secours continuent de rechercher d’éventuelles victimes disparues, entravées par des échanges de tirs avec des guérilleros dans trois commissariats de la région.

Le président colombien, Gustavo Petro, a dénoncé sur X les responsables de cet attentat, les qualifiant de « terroristes, fascistes et trafiquants de drogue ». Il a également exprimé son intention de mobiliser les meilleures forces militaires pour faire face à la menace, pointant du doigt Ivan Mordisco, le leader de la dissidence des Farc, qu’il a souvent comparé à l’infâme baron de la drogue, Pablo Escobar.

Après avoir tenté pendant une année de négocier un accord de paix avec Mordisco, le président Petro, le premier homme de gauche à occuper le poste, a choisi d’adopter une approche plus agressive. Une récompense de près d’un million de dollars est désormais offerte pour toute information menant à l’arrestation de ce dernier.

Cette nouvelle vague d’attentats est particulièrement préoccupante à l’approche des élections, où la sécurité est devenue un enjeu central. Le climat de tension s’est intensifié depuis l’assassinat de Miguel Uribe, un candidat de droite, lors d’un meeting en juin 2025. Dans les sondages, le sénateur Iván Cepeda, considéré comme le dauphin politique de Gustavo Petro, est en tête, suivi par Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia, tous deux issus de la droite. Tous trois ont reçu des menaces de mort et bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.

La situation en Colombie soulève des questions pressantes sur l’avenir du pays, alors que la violence continue de façonner le paysage politique. Les Colombiens espèrent que les prochaines élections permettront de trouver des solutions durables aux problèmes de sécurité qui les affligent.