Augmentation de 4 % de la mortalité routière en mai 2023 en France

La mortalité routière en France a enregistré une hausse préoccupante de 4 % en mai 2023 par rapport à l’année précédente. Ce vendredi, la Sécurité routière a annoncé dans un communiqué que 317 personnes avaient perdu la vie sur les routes, marquant ainsi une augmentation significative des décès, notamment parmi les jeunes et les piétons.

EN BREF

  • 317 décès sur les routes en mai 2023, soit 4 % de plus qu’en mai 2022.
  • Augmentation des décès parmi les jeunes et les piétons.
  • La vitesse excessive et l’alcool restent des causes majeures d’accidents.

Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la métropole a enregistré 303 décès, ce qui représente une hausse de 7 % par rapport à l’an dernier où 284 personnes avaient trouvé la mort. Les données révèlent également que le nombre de blessés graves s’élève à 1 585, un chiffre stable par rapport à l’année précédente.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a souligné l’importance de ces chiffres dans son communiqué. « Les chiffres de ce mois de mai, marqués par une hausse préoccupante de la mortalité routière et par la disparition de nombreux jeunes, doivent nous interpeller collectivement », a-t-elle déclaré. Son propos met en lumière l’urgence d’agir face à cette tragédie humaine.

Les décès parmi les piétons ont connu une hausse, atteignant 41, soit 7 de plus en un an. Les cyclistes, eux, déplorent également 37 décès, représentant une augmentation de 12. En revanche, la mortalité des usagers de deux-roues motorisés a baissé, avec 78 décès, soit 9 de moins qu’en mai 2022.

La majorité des accidents mortels se produisent hors des agglomérations. En mai, 182 décès ont été recensés dans ces zones, ce qui représente 60 % du total des décès du mois. Les autoroutes, quant à elles, ont enregistré 36 décès, soit 17 de plus qu’en 2022.

Par tranche d’âge, l’ONISR note une hausse des décès chez les jeunes de moins de 18 ans (20 décès, +2), les 18-24 ans (46 décès, +6), ainsi que chez les 25-64 ans (164 décès, +6). À l’inverse, la mortalité des personnes âgées de 65 ans et plus a diminué, atteignant 73 décès, soit 7 de moins.

Dans les départements et territoires d’outre-mer, la situation semble s’améliorer, avec 14 décès en mai, soit sept de moins qu’en 2022. Le nombre d’accidents corporels a également connu une baisse, avec 263 incidents, représentant une diminution de 9 %. Cependant, le nombre de blessés a légèrement augmenté à 330, soit une hausse de 1 % par rapport à l’année précédente.

Marie-Pierre Vedrenne a exprimé son inquiétude face à ces chiffres, rappelant que « aucune vie ne devrait être perdue à cause de comportements dont nous connaissons tous les dangers ». Elle a mis en avant les comportements à risque, tels que la vitesse excessive, la consommation d’alcool, l’usage de stupéfiants et la distraction au volant, qui continuent de causer des drames sur les routes. « Ces comportements continuent de tuer et de briser des vies chaque jour », a-t-elle insisté, appelant à une prise de conscience collective.