Le phénomène des féminicides en France continue d’inquiéter. En 2025, le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint a atteint 111, marquant une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution alarmante a été révélée dans une étude publiée mercredi 14 octobre, qui met en lumière un changement significatif dans le profil des auteurs de ces crimes.
EN BREF
- 111 féminicides en 2025, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2024.
- Les auteurs des violences sont de plus en plus jeunes, avec un pic chez les 30-39 ans.
- 76 % des féminicides ont eu lieu au domicile des victimes ou des agresseurs.
Selon les données du ministère de l’Intérieur, au total, 136 morts violentes au sein du couple ont été enregistrées, incluant également 25 hommes, un chiffre en baisse de 19 %. Ces statistiques révèlent qu’en moyenne, un féminicide est enregistré tous les trois jours en France. De plus, 435 tentatives d’homicides au sein du couple ont été recensées, soulignant l’ampleur de la problématique.
Les résultats de l’étude mettent en évidence que la majorité des féminicides, soit 76 %, ont eu lieu au domicile du couple. Parmi les circonstances entourant ces tragédies, 26 % des cas étaient précédés d’une dispute, tandis que 22 % se produisaient dans un contexte de séparation non acceptée. Cette dynamique montre que les conflits personnels sont souvent à l’origine de ces actes de violence extrême.
Concernant le profil des auteurs de féminicides, il est majoritairement masculin, souvent en couple, de nationalité française et généralement sans emploi ou sans activité professionnelle. Si l’âge médian des agresseurs se situe autour de 50 ans, l’étude note un pic inquiétant parmi les auteurs âgés de 30 à 39 ans, contrastant avec une diminution significative des cas chez les plus de 70 ans par rapport à l’année précédente.
Les victimes, quant à elles, présentent un tableau préoccupant : 37 % d’entre elles avaient déjà subi des violences antérieures. Parmi ces femmes, 61 % avaient signalé ces violences aux forces de l’ordre, et 88 % de celles-ci avaient déposé plainte. Il est également à noter qu’une victime bénéficiait d’un dispositif de protection judiciaire, tel que le « téléphone grave danger » (TGD), et une autre d’un bouton d’alerte « Monshérif », qui permettent d’avertir discrètement des contacts en cas de danger.
Ces données sont un appel à l’action pour les autorités et la société civile, qui doivent redoubler d’efforts pour prévenir ces violences et protéger les femmes en danger. La lutte contre les féminicides doit devenir une priorité, et cela passe par une prise de conscience collective et des mesures concrètes pour combattre ce fléau.
Alors que la société évolue, il est crucial de comprendre les causes profondes de ces violences pour les éradiquer. Le travail de sensibilisation, d’éducation et de soutien aux victimes est indispensable pour espérer réduire ces chiffres tragiques dans les années à venir.