Bally Bagayoko défend son action après des accusations de dégradations au lycée

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a récemment été au cœur d’une controverse après la diffusion de vidéos le montrant en interaction avec des lycéens mobilisés. Ce lundi, il a posté sur son compte X une vidéo dans laquelle il éteint un feu allumé contre les grilles d’un lycée. Dans ce contexte, il a également exprimé son soutien aux étudiants en blocus, affirmant que « rien ne disqualifiera la lutte légitime des lycéens des quartiers populaires ».

EN BREF

  • Bally Bagayoko dément avoir allumé un feu devant un lycée de Saint-Denis.
  • Il a publié une vidéo montrant son intervention pour éteindre le feu.
  • Des accusations de dégradations ont été émises par des opposants politiques.

Cette vidéo fait suite à une autre, diffusée par le média d’extrême droite Frontières, où l’on pouvait voir le maire s’éloigner d’une poubelle en feu. Cette séquence a été interprétée par certains comme une participation à des actes de dégradation. En réponse, Bally Bagayoko a qualifié ces accusations de « grotesques », affirmant qu’il avait agi pour protéger les jeunes présents et permettre une intervention rapide des pompiers. « C’est ce que ferait tout élu de la République présent pour soutenir les jeunes mobilisés », a-t-il précisé.

Dans une vidéo ultérieure, publiée ce mardi par le quotidien communiste L’Humanité, on voit le maire éloigner la poubelle en feu des grilles de l’établissement avant de célébrer l’arrivée des pompiers. Il a alors rappelé aux lycéens de rester pacifiques et de ne pas céder aux provocations. « Mon message a été clair : ne pas se mettre en danger et poursuivre leur mobilisation pacifiquement », a-t-il ajouté.

De l’autre côté de l’échiquier politique, le député du Rassemblement national, Julien Odoul, a critiqué l’attitude de Bally Bagayoko, l’accusant de se comporter comme « un chef de gang » en mettant en danger les forces de l’ordre. Il a appelé à sa « révocation », alimentant ainsi un débat houleux sur la gestion du mouvement lycéen.

Ces événements soulèvent des questions sur le rôle des élus locaux dans le soutien aux mouvements de jeunes, souvent perçus sous un angle conflictuel par certaines factions politiques. La situation à Saint-Denis pourrait servir de point de départ à une réflexion plus large sur la manière dont les autorités interagissent avec les jeunes et leurs revendications. Alors que les tensions montent, il est crucial de suivre l’évolution de cette affaire et l’impact qu’elle pourrait avoir sur la mobilisation des lycéens dans les jours à venir.