Bernard d’Ormale, veuf de la célèbre actrice Brigitte Bardot, se trouve dans une situation délicate depuis le décès de son épouse. Dix mois après la disparition de la comédienne, il a été contraint de quitter La Madrague, la villa emblématique de Saint-Tropez où ils ont partagé tant de souvenirs. Dans un entretien accordé à La Provence, il exprime son indignation face à cette décision, qu’il qualifie de « violente ».
EN BREF
- Bernard d’Ormale expulsé de La Madrague, la villa de Brigitte Bardot.
- Il évoque la souffrance de sa femme face à cette situation.
- La Fondation Brigitte Bardot rappelle que la villa appartient à l’organisation.
Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma français et fervente défenseuse des animaux, est décédée le 28 décembre 2026 à l’âge de 91 ans. Son mari, Bernard d’Ormale, a épousé l’actrice en 1992 et a passé plus de trois décennies à ses côtés dans cette villa. Leurs années à La Madrague ont été marquées par une vie commune riche en émotions et en engagement pour la cause animale.
Après la perte de Brigitte, Bernard d’Ormale a été informé qu’il devait quitter la villa, propriété de la Fondation Brigitte Bardot. En tant qu’administrateur de la fondation, il ne peut légalement y résider, une situation qu’il trouve particulièrement difficile. « On m’a juste accordé quelques mois, le temps de faire mes valises et de déguerpir, à 85 ans », a-t-il déclaré, ajoutant que des vigiles surveillent désormais les lieux.
Lors de son entretien, Bernard d’Ormale a partagé ses sentiments de tristesse et de colère face à ces événements, affirmant que « Brigitte ne le supporterait pas ». Il souligne la douleur de se voir éloigné de l’endroit où ils ont vécu tant de moments précieux. « Si j’ai vécu trente-cinq ans avec Brigitte à La Madrague, c’est que je dois avoir quand même quelques qualités pour qu’elle m’ait gardé, non ? », s’est-il interrogé avec amertume.
Max Guazzini, président de la Fondation Brigitte Bardot, a répondu aux critiques de Bernard d’Ormale. Dans une déclaration à La Provence, il a rappelé que Brigitte Bardot avait stipulé que six mois après son décès, la villa devait être libérée. Guazzini a précisé que l’expulsion de d’Ormale est conforme à la loi et à la volonté de l’actrice. Il a également exprimé de la compréhension pour la douleur de l’octogénaire, tout en affirmant que le respect des décisions de Bardot est primordial.
Ce conflit met en lumière les difficultés qui peuvent survenir dans la gestion des biens d’une personnalité publique, notamment lorsque des émotions personnelles sont impliquées. Bernard d’Ormale, maintenant domicilié dans un logement loué par la mairie de Saint-Tropez, continue de se rendre à La Madrague pour trier et préparer son déménagement, un processus qu’il trouve particulièrement éprouvant.
Cette situation soulève des questions sur la gestion des biens et des volontés des défunts, notamment en ce qui concerne les proches qui se retrouvent dans des circonstances difficiles après la perte d’un être cher. L’histoire de Bernard d’Ormale est un rappel poignant des défis émotionnels et pratiques qui peuvent accompagner le deuil.
En fin de compte, le départ de Bernard d’Ormale de La Madrague est un chapitre tragique qui témoigne de l’attachement profond qu’il avait pour sa femme et pour le lieu où ils ont partagé leur vie ensemble. Les souvenirs de Brigitte Bardot demeureront à jamais gravés dans les murs de cette villa, même si son mari doit maintenant en partir.