Près de dix mois se sont écoulés depuis le décès de Brigitte Bardot, et son époux, Bernard d’Ormale, continue de porter le poids de cette perte. Dans une interview accordée à La Provence le 22 octobre, l’homme de 85 ans a partagé la profondeur de son chagrin et les difficultés qu’il rencontre dans sa vie quotidienne sans celle qui a été sa compagne pendant 34 ans.
EN BREF
- Bernard d’Ormale évoque son chagrin persistant et ses visites quotidiennes au cimetière.
- Des tensions existent entre lui et la Fondation Brigitte Bardot, notamment concernant la vente d’objets personnels.
- Bernard d’Ormale se sent dépossédé de l’héritage de sa femme et dénonce la gestion de son patrimoine.
Bernard d’Ormale confie que le souvenir de Brigitte Bardot est omniprésent dans sa vie. « Ce n’est pas facile, je pense constamment à elle », a-t-il déclaré, soulignant l’absence qui l’accompagne chaque jour. Les moments de grande tristesse l’affectent profondément, et il tente de trouver un sens à sa vie en s’occupant, même si cela lui semble parfois vain.
La situation devient encore plus complexe avec les différends qui l’opposent à la Fondation Brigitte Bardot, créée par sa défunte épouse. L’un des points de discorde majeurs réside dans son départ imminent de La Madrague, la propriété de Saint-Tropez. Bernard d’Ormale déplore le fait d’avoir été contraint de quitter ce lieu emblématique qui a tant signifié pour lui et Brigitte. « On m’a juste accordé quelques mois, le temps de faire mes valises et déguerpir, à 85 ans », a-t-il exprimé avec indignation.
Cette situation, qu’il qualifie de « violente », le laisse avec un sentiment d’abandon. « C’est comme si on voulait me séparer à jamais de Brigitte », a-t-il ajouté, soulignant le lien émotionnel fort qu’il entretient avec cet endroit. La perte de cet héritage physique se conjugue à un chagrin émotionnel qui semble ne pas s’estomper.
Un autre sujet de discorde concerne la vente aux enchères d’« objets très intimes » de Brigitte Bardot, qui a eu lieu le 21 septembre dernier à Paris. Bernard d’Ormale s’est opposé à cette décision, affirmant que le conseil d’administration de la Fondation ne respecte pas l’héritage de sa femme. « S’ils avaient besoin d’argent, ils n’avaient qu’à vendre l’un de ces biens immobiliers », a-t-il déclaré, suggérant que la Fondation possède d’autres ressources.
Max Guazzini, président de la Fondation, a réagi à ces accusations en indiquant que les objets vendus appartenaient à la Fondation et à Nicolas Charrier, le fils de Brigitte Bardot. « Il n’y avait rien à lui », a-t-il précisé, tout en exprimant son agacement face aux critiques de Bernard d’Ormale. « Le plus important, c’est la Fondation, ce ne sont pas les élucubrations d’un monsieur qui ne recherche que son intérêt personnel », a-t-il conclu.
Ce conflit met en lumière les tensions qui peuvent surgir après la perte d’une figure emblématique telle que Brigitte Bardot. Pour Bernard d’Ormale, la douleur de la séparation est exacerbée par la lutte pour préserver l’héritage de sa femme, tant sur le plan personnel que patrimonial.
Alors qu’il continue de naviguer entre son chagrin et les défis qui se présentent à lui, Bernard d’Ormale demeure déterminé à honorer la mémoire de Brigitte Bardot, tout en espérant que la situation se clarifie avec le temps.