Bernard-Henri Lévy défend Emmanuel Macron malgré sa chute de popularité

Dans un contexte politique tendu, où la popularité d’Emmanuel Macron atteint des niveaux historiquement bas, Bernard-Henri Lévy, l’essayiste et philosophe français, a pris la parole pour lui apporter son soutien. Dans un entretien publié le 12 octobre 2026 par La Provence, Lévy a souligné les mérites du président de la République, malgré la crise engendrée par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024.

EN BREF

  • Bernard-Henri Lévy défend Emmanuel Macron face à sa baisse de popularité.
  • Le président est salué pour avoir fait barrage à Marine Le Pen lors des deux dernières élections.
  • Le philosophe exclut de voter pour Mélenchon ou Le Pen lors de la présidentielle de 2027.

Ce soutien de Bernard-Henri Lévy pourrait surprendre, d’autant plus que le baromètre Ipsos BVA-Cesi a révélé que la popularité d’Emmanuel Macron était à son plus bas, avec seulement 15 % d’opinions favorables. Cette étude, publiée le 10 octobre 2026, montre une chute d’un point par rapport au mois précédent, où il avait déjà atteint un score historiquement faible de 16 %.

En dépit de ce contexte difficile, Lévy a mis en avant les actions du président, notamment sa capacité à gouverner même sans majorité à l’Assemblée. « Même depuis la dissolution, il parvient à garder le cap », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la volonté de Macron de maintenir le cap politique malgré l’absence d’une majorité claire.

Bernard-Henri Lévy a également fait référence aux élections présidentielles de 2017 et 2022, où Emmanuel Macron a réussi à faire barrage à Marine Le Pen. « On peut dire ce qu’on veut. Il a tout de même fait barrage à Le Pen deux fois », a-t-il affirmé, mettant l’accent sur la lutte contre l’extrême droite.

À l’approche de la présidentielle de 2027, Lévy a également précisé ses intentions de vote. Il a clairement exclu tout soutien à Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, affirmant : « Je voterai pour quiconque leur fera barrage à tous deux. » Dans cette optique, il a mentionné plusieurs personnalités politiques susceptibles de représenter cette alternative, sans désigner de favori, citant notamment Raphaël Glucksmann, François Hollande, Édouard Philippe, Gabriel Attal et David Lisnard.

En parallèle, Lévy n’a pas hésité à critiquer Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, en lien avec des accusations de propos antisémites et complotistes. Pour Lévy, ces accusations disqualifient Bardella politiquement, créant ainsi un obstacle à sa prétention de se présenter comme un défenseur de la communauté juive. « Comment pourra-t-il continuer de dire “je suis le bouclier des Juifs” ? C’est devenu absurde. Et obscène », a-t-il conclu.

Dans un paysage politique en mutation, le soutien de Bernard-Henri Lévy à Emmanuel Macron pourrait influencer certains électeurs, tout en illustrant les fractures qui traversent le paysage politique français. À l’approche d’une élection cruciale, il reste à voir comment les différents acteurs vont s’organiser et se positionner face aux défis qui les attendent.