Les bonbons sans sucre sont devenus très populaires sur les réseaux sociaux, mais leur consommation soulève de nombreuses questions quant à leurs effets sur la santé. Bien qu’ils permettent d’éviter l’apport en sucres traditionnels, leur ingestion peut entraîner des désagréments digestifs et d’autres préoccupations sanitaires.
EN BREF
- Les bonbons sans sucre peuvent causer des ballonnements et des diarrhées.
- Des études suggèrent des liens potentiels entre certains édulcorants et des risques cardiovasculaires.
- Ils peuvent être une alternative aux bonbons classiques, mais restent des aliments ultra-transformés.
Ces produits, lorsqu’ils sont consommés en grande quantité, provoquent fréquemment des ballonnements, des douleurs abdominales et des diarrhées. En particulier, les versions acides peuvent également endommager l’émail dentaire, même en l’absence de sucre. Ce constat soulève des interrogations sur la sécurité de ces friandises, souvent perçues comme inoffensives.
Les risques potentiels des édulcorants
Sur le plan médical, plusieurs recherches, y compris une étude publiée dans la revue Nature Medicine, mettent en lumière les risques associés à certains édulcorants comme l’érythritol (E968) et le xylitol. Ces substances, présentes dans divers bonbons et pâtisseries, pourraient être liées à des problèmes de santé tels que des caillots sanguins, des infarctus et des AVC. Toutefois, il est crucial de noter qu’aucun lien de cause à effet direct n’a été établi.
Pour remplacer le sucre, les industriels recourent à des édulcorants qui imitent la saveur sucrée. Leur comportement dans l’organisme varie en fonction de leur nature. Par exemple, le sorbitol est mal absorbé et peut entraîner une rétention d’eau dans l’intestin, causant des diarrhées. De plus, sa fermentation par les bactéries intestinales produit des gaz, responsables des ballonnements.
Les effets de l’érythritol et du xylitol
À l’inverse, l’érythritol est bien absorbé par l’organisme et peu transformé, ce qui signifie qu’il n’affecte que légèrement la glycémie. Cependant, des études ont montré qu’après ingestion d’érythritol ou de xylitol, les plaquettes sanguines devenaient plus réactives, augmentant potentiellement le risque de formation de caillots.
Des études observationnelles ont également établi un lien entre des niveaux sanguins élevés de ces édulcorants et une fréquence accrue d’événements cardiovasculaires. Cela soulève la question du risque de thrombose, bien qu’il n’y ait pas de preuve directe que leur consommation entraîne des AVC.
Bonbons sans sucre : une alternative à considérer
Faut-il pour autant éliminer totalement ces friandises de son régime alimentaire ? La réponse est non. En remplaçant les bonbons classiques, ils peuvent représenter une alternative intéressante pour réduire son apport quotidien en sucre. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit qu’ils restent des aliments ultra-transformés.
De plus, la mention « sans aspartame » sur l’emballage ne garantit pas une sécurité absolue. L’aspartame est classé comme « peut-être cancérogène » par les autorités de santé, au même titre que l’extrait de feuille entière d’aloe vera. Cette classification reflète le niveau de preuve scientifique disponible, sans établir un niveau de risque identique entre ces substances.
La dose journalière admissible de l’aspartame a été maintenue, mais il est important de rappeler que les fibres ajoutées dans ces bonbons ne remplacent pas les apports nutritionnels fournis par les légumes, tels que l’eau, les vitamines et les minéraux. Ainsi, bien que ces confiseries puissent apporter du plaisir, il est préférable de les consommer avec modération.
Au final, le choix de consommer ou non des bonbons sans sucre doit être réfléchi. Ils peuvent s’intégrer dans une alimentation variée, à condition de respecter les portions et de ne pas les considérer comme un substitut à une alimentation saine et équilibrée.