À 34 ans, Delphine, mère de deux enfants, jongle avec un budget serré en tant qu’hôtesse de caisse dans un hypermarché de Béthune. Avec un revenu net de 1 690 € par mois, elle doit gérer ses finances avec prudence pour subvenir aux besoins de sa famille. Son salaire, stable depuis deux ans, lui permet de vivre, mais chaque euro doit être optimisé.
EN BREF
- Delphine perçoit 1 690 € nets par mois et élève seule ses deux enfants.
- Son budget mensuel est d’environ 1 610 €, laissant peu de marge pour l’épargne.
- Elle envisage de passer à temps plein pour améliorer ses revenus.
Employée depuis douze ans, Delphine touche un salaire de base de 1 520 € nets pour un contrat à 35 heures. À cela s’ajoutent des primes, dont une prime d’ancienneté de 85 €, et une prime de participation d’environ 60 € par mois, portant son total à 1 690 € nets. Un montant qui, malgré l’inflation, est resté constant ces derniers temps.
Pour soutenir son budget, elle bénéficie également d’allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement (APL), totalisant 390 € par mois. Elle loue un T3 de 68 m² à 590 € charges comprises, ce qui, après déduction de l’APL, lui laisse un loyer net de 380 €.
La gestion des dépenses est primordiale pour Delphine. Ses charges fixes incluent l’électricité et le gaz pour 95 €, l’assurance habitation à 14 €, et une mutuelle santé à 62 €, essentielle avec des enfants souvent malades. De plus, son forfait mobile coûte 12 €, tandis que celui de sa fille est à 8 €, et l’accès internet s’élève à 25 € par mois.
En matière d’alimentation, elle dépense environ 280 € par mois pour elle et ses enfants. Travaillant en caisse, elle sait repérer les bonnes affaires et privilégie les marques distributeur. « Travailler en caisse m’a appris à repérer les vraies promos », confie-t-elle.
Les cantines scolaires représentent un coût de 55 € par mois pour ses deux enfants, un vrai soulagement par rapport aux repas maison qu’elle doit préparer. Les sorties restent rares, avec un cinéma en famille une fois par mois, coûtant 24 € pour trois places grâce aux réductions du comité d’entreprise.
Concernant les vêtements, elle achète en solde ou en seconde main, ce qui lui permet de limiter les dépenses à environ 40 € par mois. Pour elle-même, le budget est quasi inexistant, seulement 20 € mensuels pour des petits plaisirs. « Je sais que je devrais penser plus à moi, mais entre le boulot et les enfants, il ne reste pas grand-chose », souligne-t-elle.
En totalisant ses charges et ses dépenses variables, Delphine arrive à environ 1 610 € par mois. Cela lui laisse théoriquement 80 € pour épargner, une somme qu’elle tente de placer sur un livret A. Cependant, certains mois, il lui est difficile de mettre quoi que ce soit de côté. Son épargne actuelle s’élève à 640 €, qu’elle considère comme un matelas de sécurité.
Delphine a choisi de ne pas contracter de crédit à la consommation, préférant vivre dans ses moyens. « J’ai vu ce que ça donnait de s’endetter à deux, je préfère me priver un peu mais rester tranquille », explique-t-elle. Actuellement, elle envisage de passer à temps plein pour gagner environ 200 € supplémentaires par mois, une demande que sa direction est en train d’étudier.
Dans un contexte économique difficile, Delphine fait preuve de résilience et de pragmatisme. « Je fais avec ce que j’ai, et je préfère ça plutôt que de m’endetter », conclut-elle. Avec 1 690 € nets, elle se situe sous le salaire médian français, ce qui rend chaque euro crucial pour son quotidien.