Camille Cerf évoque son expérience troublante avec Donald Trump à Miss Univers

En 2015, Camille Cerf représentait la France au concours Miss Univers, alors dirigé par Donald Trump. Invitée de l’émission Télématin le 27 avril 2026, l’ancienne Miss France a partagé des souvenirs dérangeants de sa participation, révélant un comportement inapproprié de la part du milliardaire américain. Son témoignage offre un aperçu troublant des coulisses d’un concours international de beauté.

EN BREF

  • Camille Cerf raconte une attention particulière de Trump pendant Miss Univers 2015.
  • Des comportements inappropriés et un système de favoritisme dénoncés.
  • Le concours soulève des questions sur la chirurgie esthétique et le traitement des candidates.

Lorsque Camille Cerf arrive à Miss Univers, elle se retrouve plongée dans un environnement très différent de celui du concours Miss France. Le propriétaire de l’événement est Donald Trump, alors plus connu pour ses apparitions à la télévision que pour ses ambitions politiques. Les candidates sont logées dans son hôtel et se croisent quotidiennement sous son regard. Pour Camille Cerf, Trump est d’abord perçu comme un personnage amusant, un milliardaire excentrique dont les femmes s’empressent de demander des selfies.

Pourtant, derrière cette façade légère se cache une réalité bien plus sombre. Camille Cerf a révélé que Trump lui accordait une attention particulière, allant jusqu’à venir la chercher chaque matin devant sa chambre dans une voiturette de golf pour l’escorter au petit-déjeuner. Cette proximité, bien que présentée de manière anodine, soulève des questions sur les abus de pouvoir dans un contexte où les candidates sont vulnérables.

Ce témoignage n’est pas isolé. D’autres anciennes participantes à des concours de beauté organisés par Trump ont fait état de comportements similaires, révélant un schéma de favoritisme et d’intérêt démesuré pour certaines candidates. Camille Cerf, sans employer le terme « agression », dresse un portrait d’un homme qui profitait de sa position pour se rapprocher des candidates.

Le favoritisme ne se limitait pas aux interactions personnelles. En effet, dès le début du concours, la hiérarchie entre les candidates était clairement établie. Camille Cerf se souvient avoir été mise à l’écart par les coiffeurs et maquilleurs, qui attendaient de servir les favorites, comme Miss Costa Rica et Miss Espagne, avant de s’occuper d’elle. « Je vais donc me maquiller et coiffer toute seule », a-t-elle déclaré avec une lucidité désarmante, un souvenir qui, bien que souriant, souligne une réalité bien plus complexe.

Au-delà des comportements individuels, Camille Cerf a également critiqué la présence omniprésente de la chirurgie esthétique parmi les candidates. Selon elle, le concours donne l’illusion de valoriser la beauté naturelle, alors qu’il favorise celles qui ont recours à des interventions chirurgicales. Cette observation fait écho à la distinction entre le concours Miss France, qui interdit la chirurgie esthétique, et les concours internationaux, où cette pratique est tolérée.

À l’issue de cette expérience, Camille Cerf n’a pas réussi à intégrer le top 15, malgré son statut de favorite au début du concours. Aujourd’hui, elle a tourné la page sur cette période de sa vie, se consacrant à sa carrière d’animatrice et à sa vie de famille. Toutefois, son passage à Miss Univers reste un souvenir marquant, teinté d’amertume et de réflexions sur le traitement des candidates.

Ce récit prend une résonance particulière alors que Donald Trump a de nouveau accédé à la présidence des États-Unis. Ce personnage, autrefois perçu comme un milliardaire excentrique, occupe désormais une position de pouvoir considérable. Les témoignages de celles qui l’ont côtoyé à Miss Univers prennent une nouvelle dimension, révélant les dynamiques de pouvoir et de vulnérabilité qui perdurent dans le monde des concours de beauté.

Camille Cerf, comme d’autres anciennes reines de beauté, rappelle que derrière les paillettes et le glamour, le monde des concours peut être bien plus sombre. Son histoire, et celle de ses consœurs, mérite d’être entendue, car elle met en lumière des vérités souvent ignorées sur les relations de pouvoir dans des événements aussi médiatisés.