Canicule : la ministre de la Santé évoque un manque de moyens face à la surmortalité

La canicule qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet a entraîné une surmortalité record de 5.764 décès, selon des données récemment publiées par Santé publique France. Ce bilan alarmant, qui concerne tous les âges à partir de 15 ans, met particulièrement en lumière les conséquences tragiques sur les personnes isolées, un sujet sur lequel la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a fait des déclarations marquantes.

EN BREF

  • 5.764 décès supplémentaires ont été enregistrés pendant la canicule.
  • La ministre Stéphanie Rist souligne un manque de moyens pour protéger les isolés.
  • Un plan d’action est en cours pour mieux accompagner ces personnes lors d’événements extrêmes.

Les chiffres publiés le 23 juillet révèlent que la mortalité a augmenté de manière significative, surtout chez les individus de plus de 45 ans. Face à cette situation déplorable, Stéphanie Rist a reconnu, lors d’une interview sur RMC, que le système de santé avait su réagir face à la canicule, notamment dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), où les leçons de la canicule de 2003 semblent avoir été tirées.

Cependant, la ministre a attiré l’attention sur la solitude des personnes vivant à domicile. « Nous avons un sujet sur la solitude. Nous n’avions pas suffisamment de moyens pour les repérer et les contacter », a-t-elle admis. Cette déclaration met en avant une réalité préoccupante : la difficulté à identifier et à soutenir les personnes vulnérables durant des périodes climatiques extrêmes.

Pour remédier à cette lacune, Stéphanie Rist a précisé que plusieurs ministères collaboraient avec le Premier ministre pour élaborer un plan Orsec renforcé. Ce dispositif vise à améliorer la prévention des décès à domicile et à fournir un meilleur accompagnement aux personnes isolées, notamment en les orientant vers des lieux rafraîchis.

La ministre a également rappelé que les personnes isolées ont la possibilité de se signaler auprès de leur mairie. Ce geste pourrait permettre un suivi adéquat par les autorités durant les périodes de canicule, soulignant l’importance d’un réseau de solidarité face aux aléas climatiques.

Le constat est donc amer : malgré les avancées dans la gestion des crises sanitaires, un manque de moyens persiste, particulièrement pour les populations les plus vulnérables. Les efforts déployés actuellement devront être renforcés pour que les leçons de cette canicule ne soient pas oubliées et que les mesures mises en place soient réellement efficaces lors des prochaines vagues de chaleur.

Il est crucial que la société prenne conscience de l’importance de soutenir les personnes isolées, afin qu’aucun décès tragique ne soit à déplorer à cause de la solitude en période de crise. La mise en œuvre rapide et efficace du plan d’action annoncé par le gouvernement sera déterminante pour protéger les plus fragiles lors des prochains épisodes de chaleur extrême.