Canicule : les syndicats d’enseignants appellent à la grève pour protéger la santé des élèves

Ce jeudi 25 juin 2026, une intersyndicale de l’éducation a appelé les enseignants à exercer leur droit de grève dans certaines régions de France, en réponse à des conditions de travail jugées inacceptables en pleine canicule. Les organisations syndicales, dont la FSU, le SE-Unsa et la CGT, ont exprimé de vives inquiétudes quant à la santé des élèves et des enseignants face à des températures atteignant jusqu’à 35,5 °C dans les classes.

EN BREF

  • Les syndicats dénoncent une impréparation face à la canicule.
  • Des conditions de travail jugées dangereuses pour la santé des élèves et du personnel.
  • La grève est envisagée pour obtenir des améliorations immédiates.

Les syndicats soulignent que la situation est d’autant plus préoccupante qu’elle aurait pu être anticipée. Dans un communiqué commun, ils déclarent : « La santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger. » Ils pointent du doigt la responsabilité des autorités, notamment celle du ministre de l’Éducation.

Ces derniers jours, des alertes ont afflué concernant les conditions de travail des enseignants, qui se plaignent des malaises fréquents, de l’augmentation des visites à l’infirmerie et même des passages aux urgences. L’intersyndicale fait état d’une multiplication des fiches de santé et de sécurité au travail (SST), témoignant d’une détérioration des conditions d’enseignement.

« Au regard de l’aggravation de la situation, et face à l’inaction gouvernementale, nous avons déposé des préavis de grève », ont-ils ajouté, appelant les personnels à revendiquer des moyens nécessaires pour garantir un environnement de travail sain. Les syndicats exhortent également leurs membres à mobiliser les dispositifs de sécurité existants, tels que le droit de retrait en cas de danger imminent.

Alors que la France est placée sous vigilance rouge dans 72 départements, ce jeudi marque le pic de cette vague de chaleur, avec une prévision de baisse à 61 départements le lendemain. En conséquence, plus de 3 500 établissements scolaires ont dû fermer leurs portes, et environ 10 000 autres ont modifié leurs horaires pour s’adapter à la situation.

Par ailleurs, les examens scolaires ont été adaptés. L’épreuve de français du brevet, par exemple, est maintenue avec des aménagements tels que des pauses supplémentaires. Pour le baccalauréat, environ 10 000 candidats ont vu leurs oraux reportés cette semaine.

Dans un plan de gestion des vagues de chaleur publié fin mai, le ministère de l’Éducation a rappelé que la fermeture des établissements scolaires ne devait être envisagée qu’en dernier recours, lorsque la sécurité ne peut être garantie. Le ministre a également souligné qu’il n’était pas responsable de l’infrastructure scolaire, qui dépend des collectivités locales.

Face à ces événements, la question demeure : quelles solutions seront mises en place pour protéger la santé des élèves et du personnel éducatif durant ces épisodes caniculaires ? Les syndicats continuent d’appeler à des mesures concrètes et immédiates, alors que la France se prépare potentiellement à de nouvelles vagues de chaleur dans les semaines à venir.