Après plus de cinq années d’incertitudes et d’attente, la famille de Delphine Aussaguel, épouse de Cédric Jubillar, a enfin eu des réponses. En juillet dernier, Cédric Jubillar a avoué avoir tué son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à leur domicile de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Dans sa confession, il a détaillé les circonstances de ce drame, affirmant que l’altercation avec Delphine, liée à leur divorce imminent, l’avait poussé à commettre l’irréparable.
EN BREF
- Cédric Jubillar a avoué avoir tué Delphine Aussaguel en décembre 2020.
- Le médecin légiste Philippe Boxho conteste la version de l’accusé concernant la strangulation.
- Des zones d’ombre demeurent sur les circonstances de la mort de Delphine, près de six ans après les faits.
Dans le cadre de son récit, Cédric Jubillar a évoqué une dispute qui aurait dégénéré, le poussant à étrangler Delphine, avant de dissimuler son corps dans un champ. Toutefois, cette version est sérieusement remise en question par le médecin légiste belge Philippe Boxho, qui a été interrogé par le journal La Dépêche du Midi.
Selon le Dr Boxho, une strangulation manuelle laisse généralement des traces visibles sur l’agresseur. Or, lors de l’examen médical effectué sur Cédric Jubillar, aucune blessure n’a été relevée sur ses avant-bras ou sur son corps. Cette absence d’ecchymoses soulève des interrogations quant à la véracité de ses déclarations.
Une question se pose alors : une personne peut-elle rester immobile lors d’une tentative d’étranglement ? Philippe Boxho répond à cette interrogation en indiquant que, bien que des cas existent où les victimes ne se défendent pas, ces situations restent exceptionnelles. En général, des traces de lutte sont à prévoir, ce qui contredit la version de Jubillar.
Il est intéressant de noter qu’un autre témoignage, celui de Jennifer C., ancienne compagne de Cédric Jubillar, pourrait apporter des éléments supplémentaires à l’affaire. En 2025, alors que le procès pour “meurtre sur conjoint” n’était pas encore sur le point de commencer, elle a déclaré avoir entendu un récit différent de la part de Jubillar. Ce dernier aurait mimé un étranglement par-derrière, suggérant ainsi un scénario différent de celui qu’il a présenté aux enquêteurs.
Les circonstances entourant la mort de Delphine Aussaguel soulèvent également d’autres questions. Pourquoi ses lunettes brisées ont-elles été trouvées dans le salon ? Quel est le sens de la machine à laver lancée avec une couette à l’intérieur ? Ces éléments pourraient indiquer un dernier réflexe de la victime avant son décès. Lors de l’arrivée des gendarmes sur les lieux, Cédric Jubillar avait expliqué que l’un de leurs chiens avait souillé la couette, mais cette assertion n’a pas apaisé les inquiétudes soulevées par l’enquête.
Près de six ans après la mort de Delphine, de nombreuses zones d’ombre persistent, et l’affaire continue de susciter l’intérêt et l’émoi. Les révélations de Philippe Boxho mettent une pression supplémentaire sur la version de Cédric Jubillar, et les enquêteurs devront éclaircir ces points pour donner une réponse définitive à cette tragédie qui a profondément marqué la région.