Cette semaine, plus de 532.000 élèves de terminale générale et technologique se préparent à affronter les épreuves du baccalauréat, dont la première, celle de philosophie, se déroule ce lundi 15 juin. Le contexte est particulièrement difficile, les températures devant largement dépasser les 30°C dans de nombreuses régions de France, suscitant des craintes et des appréhensions parmi les futurs bacheliers.
EN BREF
- Les épreuves du bac commencent sous des températures caniculaires.
- Le ministre de l’Éducation nationale veut interdire les examens l’après-midi.
- Les élèves expriment leur stress face à la chaleur et ses conséquences sur leur concentration.
La chaleur extrême pèse lourdement sur les élèves, qui doivent se concentrer pendant quatre heures dans des conditions éprouvantes. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a exprimé sa volonté d’éviter que les examens ne se déroulent l’après-midi, une mesure qu’il espère appliquer dès l’année prochaine. Cette annonce, faite le 14 juin sur France Inter, pourrait alléger le stress des élèves, mais pour l’heure, le constat est sans appel : la chaleur est un véritable obstacle à la réussite scolaire.
Dans les couloirs des établissements, les élèves se préparent, fiches Bristol en main, pour l’épreuve tant redoutée. Lenny et Karim, deux élèves de terminale, ne cachent pas leur inquiétude. « La chaleur, c’est la mort », lâche Lenny, en se plaignant de l’air lourd et difficilement respirable. Karim renchérit : « Ca va être plus compliqué que sous des conditions normales ». Les deux amis semblent d’accord pour dire que la chaleur donne envie de dormir, un sentiment peu propice à la concentration.
Henri, un autre élève, redoute particulièrement sa salle d’examen. « Je passe dans une salle vitrée, ça fait un peu effet serre. On est 30 par salles, et ce sont des petites salles pas climatisées », déplore-t-il. Dans ces conditions, il a élaboré plusieurs stratégies pour éviter le coup de chaud, en insistant sur l’importance de rester bien hydraté. L’eau devient alors l’alliée indispensable des candidats.
Les épreuves écrites du bac général, technologique et du brevet des collèges se déroulent uniquement le matin, une mesure mise en place pour cette année. Si elle est maintenue l’année prochaine, elle pourrait également concerner les bacs professionnels. Le syndicat Snes-FSU, pour sa part, appelle également à ce que les épreuves orales, qui doivent débuter le 23 juin, aient lieu le matin afin de garantir le confort des élèves.
Les conditions climatiques actuelles soulèvent des questions sur l’adéquation des infrastructures scolaires face aux phénomènes extrêmes. La canicule met en lumière un enjeu crucial : comment assurer un environnement d’examen propice à la concentration et à la réussite des élèves ? Dans tous les cas, l’heure est à l’inquiétude pour les bacheliers, qui doivent composer avec des conditions climatiques jugées inadaptées.
La situation actuelle appelle à une réflexion sur l’organisation des examens scolaires face aux défis du changement climatique. Les élèves espèrent que des solutions durables seront mises en place pour que les épreuves puissent se dérouler dans des conditions acceptables, permettant ainsi de ne pas ajouter le stress de la chaleur à celui des examens.