Chantal, aide-soignante à Vichy, partage son budget et ses espoirs pour l’avenir

À 54 ans, Chantal, aide-soignante à Vichy, vit une réalité financière que beaucoup pourraient juger difficile. Avec un salaire mensuel de 1 890 euros, elle jongle avec un budget serré tout en se consacrant à sa passion pour le soin des autres. Après vingt-huit années de service, elle attend avec impatience la fin de son prêt immobilier, prévue dans quatorze mois, qui devrait changer son quotidien.

EN BREF

  • Chantal travaille trois nuits par semaine dans un Ehpad et perçoit 1 890 € nets par mois.
  • Elle rembourse un prêt immobilier dont il ne reste que 210 € par mois, qui s’achève dans quatorze mois.
  • Son projet : augmenter son épargne retraite et réaliser un voyage tant attendu.

Chantal a débuté sa carrière d’aide-soignante à 26 ans. Aujourd’hui, elle ne se voit pas exercer un autre métier. « Je fais ce métier depuis que j’ai 26 ans, je ne me vois pas faire autre chose. Mais je compte chaque euro depuis toujours », confie-t-elle. Son salaire de base s’élève à 1 680 euros nets, auxquels s’ajoutent diverses primes, notamment une prime de nuit de 140 euros pour ses trois nuits de travail hebdomadaires, et environ 70 euros pour les jours fériés et dimanches.

En somme, Chantal perçoit environ 1 890 euros nets chaque mois. Ce montant peut légèrement varier en fonction des gardes supplémentaires. « Les nuits, c’est physiquement dur, mais ça change vraiment la fin de mois », précise-t-elle, soulignant la difficulté de son emploi.

Une gestion rigoureuse du budget

Chantal est propriétaire d’un pavillon de 75 m² à Vichy, acquis en 2001. Après la séparation avec son ex-mari, elle a dû assumer seule les mensualités restantes de 210 euros, qui s’achèveront dans moins d’un an. En plus de cela, elle doit faire face à diverses charges fixes, totalisant environ 566 euros par mois, qui comprennent :

  • La taxe foncière : 68 euros
  • Assurance habitation : 22 euros
  • Électricité et gaz : 95 euros
  • Forfait mobile : 12 euros
  • Box internet : 24,90 euros
  • Mutuelle santé : 58 euros
  • Assurance auto : 41 euros
  • Mutuelle retraite complémentaire : 35 euros

Du côté des courses, Chantal privilégie Lidl et le marché, avec un budget de 240 euros par mois. Elle prépare la plupart de ses repas, y compris ceux de ses petits-enfants, qu’elle garde chaque mercredi. Ses dépenses liées à l’essence pour se rendre à l’Ehpad, situé à 12 km de chez elle, s’élèvent à 95 euros par mois.

Des projets d’avenir

En matière de loisirs, Chantal s’accorde un abonnement à la piscine municipale pour 28 euros par mois et se permet une sortie au cinéma de temps en temps. Ses dépenses vestimentaires sont limitées à environ 40 euros mensuels, principalement pour ses tenues de travail. Chaque mois, elle réserve également 60 euros pour ses petits-enfants, ce qu’elle considère comme une « respiration de la semaine ».

À la fin du mois, après avoir réglé toutes ses charges, Chantal réussit à mettre de côté environ 180 euros. Une somme qu’elle place sur un livret A, sans y toucher. « Je sais que ce n’est pas énorme, mais dans quatorze mois, le crédit sera fini. Ces 210 euros en moins, ça va tout changer », explique-t-elle. Elle envisage d’augmenter son épargne retraite et de réaliser un vrai voyage, un rêve repoussé depuis des années.

Chantal n’a pas d’autres crédits en cours et évite le découvert bancaire, une discipline qu’elle a héritée de ses parents commerçants. Son budget, bien que serré, reflète la situation de nombreux aides-soignants en France, dont les salaires sont souvent inférieurs à ceux d’autres métiers du secteur de la santé.

« Je gagne moins que le salaire médian en France, qui tourne autour de 2 100 euros nets. Mais avec mon crédit qui se termine, je vais enfin respirer », résume Chantal, impatiente de voir arriver ce moment tant attendu.