Commerçants en difficulté : demande d’ouverture dominicale pour compenser les pertes

À la suite des manifestations et des pillages survenus le 17 octobre 2026, de nombreux commerçants expriment leur besoin urgent d’ouvrir le dimanche. Ce souhait émane principalement des petites entreprises dont la clientèle a été gravement impactée, en particulier dans un contexte crucial pour les ventes de fin d’année.

EN BREF

  • Plus de 3 000 commerçants ont été touchés par des pillages en octobre.
  • Le ministre des PME annonce un fonds de soutien de 10 000 euros pour les petites entreprises.
  • Des demandes d’assouplissement des règles de travail le dimanche sont formulées pour compenser les pertes.

Les événements du 17 octobre ont laissé des traces profondes. En effet, plus de 3 000 commerçants à travers la France ont vu leurs magasins pillés, et la situation continue d’affecter fortement leur activité. Beaucoup d’entre eux se battent pour se relever, notamment les petites entreprises qui n’ont pas les moyens de faire face à de telles pertes. Ces derniers jours, des voix se sont élevées, réclamant une ouverture dominicale pour compenser la perte de chiffre d’affaires, surtout à l’approche des fêtes.

Le ministre des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, a récemment annoncé, dans une interview au Parisien, la mise en place d’un fonds de soutien de 10 000 euros pour les petites entreprises touchées par les pillages. Toutefois, cette aide ne concerne que les entreprises de moins de 50 salariés, avec un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros. Ce critère écarte de nombreux autres commerçants qui, même s’ils n’ont pas été directement pillés, souffrent d’une baisse significative de leur clientèle.

Michel Piquon, président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), a demandé au ministre du Travail d’assouplir les règles concernant l’ouverture le dimanche. Il a souligné que cette mesure permettrait aux commerçants de renflouer leurs caisses et d’attirer à nouveau des clients. « Nous avons demandé qu’ils aient le droit d’ouvrir le dimanche, qu’on puisse en tout cas offrir des dimanches à ceux qui le souhaitent pour compenser la perte de leurs samedis », a-t-il déclaré.

Cette demande survient à un moment critique de l’année, où les mois de novembre et décembre représentent jusqu’à 40 % du chiffre d’affaires annuel pour de nombreux commerces. Les commerçants, inquiets pour la nuit d’Halloween et les événements à venir, craignent que les manifestations prévues ne viennent encore perturber leur activité. Le retour des Gilets jaunes avec plus de 400 mobilisations prévues pour le 31 octobre ajoute à cette anxiété.

Selon le Code du travail, le dimanche est traditionnellement un jour de repos pour les salariés, limitant les possibilités d’ouverture des commerces sauf pour certains secteurs comme la restauration et les commerces alimentaires. Des dérogations peuvent toutefois être accordées par les maires, permettant une ouverture exceptionnelle jusqu’à 12 dimanches par an sous certaines conditions. Il reste à voir si la demande d’assouplissement sera acceptée dans ce contexte particulier.

Les discussions autour de l’ouverture dominicale sont donc plus que jamais d’actualité, et les commerçants espèrent que des mesures seront prises rapidement pour les aider à surmonter cette période difficile. Alors que l’incertitude plane, leur capacité à s’adapter et à répondre aux défis du marché sera essentielle dans les semaines à venir.