Ce mercredi, le jury d’un tribunal fédéral civil de Chicago a entamé ses délibérations dans le cadre du procès contre Boeing. Ce procès fait suite à la plainte déposée par la famille d’une Américaine, Samya Stumo, décédée lors du crash d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines en mars 2019.
EN BREF
- Le jury a commencé à délibérer sur la responsabilité de Boeing dans l’accident.
- Samya Stumo, 24 ans, était l’une des 157 victimes de ce crash.
- Les familles des victimes ont déposé de nombreuses plaintes, souvent réglées à l’amiable.
Les délibérations ont débuté peu avant 15H00 locales (20H00 GMT), après que les avocats des deux parties aient présenté leurs plaidoiries. Ce procès, ouvert le 4 mai dernier avec la sélection des jurés, se concentre sur la négligence alléguée de Boeing dans la conception de l’avion.
Dans ses déclarations, l’avocat de la famille Stumo, Shanin Specter, a accusé Boeing de négligence, affirmant que l’avion n’était pas sûr et que l’entreprise avait causé cet accident tragique. Il a déclaré : « Ce crash était évitable », en présence des parents de Samya, Michael Stumo et Nadia Milleron, ainsi que de ses frères.
Samya Stumo était en route pour son « emploi de rêve » avec l’ONG ThinkWell, spécialisée dans la santé publique, lorsqu’elle a pris le vol ET302 le 10 mars 2019. L’accident, qui s’est produit peu après le décollage d’Addis Abeba, a coûté la vie à 157 personnes.
En réponse aux accusations, l’avocat de Boeing a exprimé des regrets et a reconnu que la famille Stumo devrait recevoir une compensation pour la douleur subie. Cependant, il a précisé que le désaccord concernait uniquement le montant de cette indemnisation.
Ce procès est le dernier d’une série d’actions en justice contre Boeing, suite à deux accidents majeurs impliquant le modèle 737 MAX, qui ont fait au total 346 morts. Le premier procès civil lié à ces incidents a eu lieu en novembre 2025, entraînant une indemnisation de 28,45 millions de dollars pour le veuf d’une victime. Un second procès, en janvier, a été interrompu après qu’un accord ait été trouvé en dehors des tribunaux.
Les délibérations du jury sont attendues avec attention, tant par les familles des victimes que par l’industrie aéronautique, qui est sous pression pour obtenir des réponses et des réparations après ces tragédies.