Discours de Benyamin Nétanyahou à l’ONU : un règlement de comptes avec ses adversaires

Le 24 septembre 2026, lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Benyamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien, a prononcé un discours particulièrement virulent. Face à une salle majoritairement vide, il a profité de l’occasion pour s’en prendre à ses détracteurs tant sur la scène internationale que nationale.

EN BREF

  • 77 délégations ont quitté la salle, protestant contre la politique israélienne.
  • Nétanyahou a critiqué la France, la Grande-Bretagne et d’autres pays pour leurs positions sur Gaza.
  • Il a également répondu aux manifestants à l’extérieur de l’ONU, les qualifiant de faux défenseurs des droits de l’Homme.

La séance a commencé dans un climat tendu, avec un nombre significatif de pays refusant d’écouter le discours du Premier ministre, en raison de la situation explosive à Gaza. À peine Nétanyahou a-t-il pris la parole qu’il a remarqué le départ de ces délégations, qualifiant ceux qui restaient de « lâches ». Cet affrontement verbal a donné le ton à une intervention où il n’a pas hésité à s’attaquer frontalement à ses critiques.

Parmi les cibles de son discours, la France et la Grande-Bretagne ont été particulièrement visées. Nétanyahou a reproché à ces nations de dénoncer les actions israéliennes en Cisjordanie et à Gaza, affirmant : « Ils accusent le petit Israël de colonialisme, quel colonialisme ? Ce sont eux qui ont inventé le terme. » Ces remarques témoignent d’une volonté de défendre la position d’Israël sur la scène internationale, tout en rejetant les accusations qui pèsent sur son gouvernement.

En outre, le Premier ministre israélien a également pris pour cible la Turquie, qu’il a qualifiée de « dernier super-propagateur d’idées antisémites ». Cette affirmation illustre la stratégie de Nétanyahou, qui consiste à désigner un ennemi commun pour renforcer son propre soutien sur la scène nationale.

Les manifestants à l’extérieur de l’ONU n’ont pas été épargnés par son discours. Nétanyahou a interpellé ces derniers, y compris des personnalités comme l’actrice Susan Sarandon, en leur demandant où ils étaient lors des massacres commis par le régime iranien. « Avez-vous organisé des manifestations ? des grèves de la faim ? Non, non vous ne l’avez pas fait parce que vous êtes de faux défenseurs des droits de l’Homme », a-t-il martelé. Ce type de rhétorique vise à détourner l’attention des critiques internes et à galvaniser son électorat à l’approche des élections législatives.

Pour Nétanyahou, qui fait face à un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, ce discours s’inscrit dans une logique de contre-attaque. En période électorale, il cherche à justifier ses actions et à redéfinir le récit autour de sa politique, tout en s’érigeant en défenseur d’Israël contre des critiques qu’il juge infondées.

La scène internationale continue de suivre de près les développements en Israël et les déclarations de son Premier ministre. Les répercussions de ce discours et les réactions qu’il suscite seront sans aucun doute observées de manière attentive, tant sur le plan diplomatique que sur le plan intérieur.