Le caporal José Olger Melo Charry de la Légion étrangère française a été enlevé le 6 août dernier en Colombie, alors qu’il se trouvait en permission dans son pays d’origine. Cette information a été confirmée par l’armée colombienne le 27 août. La guérilla colombienne, connue sous le nom d’EMC (État-major central), a revendiqué sa capture, précisant qu’il était « en parfaite santé ».
EN BREF
- Le caporal José Olger Melo Charry a été enlevé en Colombie le 6 août.
- La guérilla EMC affirme qu’il est « en parfaite santé » et le considère comme un prisonnier de guerre.
- Le nouveau président colombien promet une lutte sans merci contre les guérillas.
Âgé d’une trentaine d’années, le caporal Melo Charry était en Colombie depuis peu lorsqu’il a été capturé. Il voyageait avec une femme qui a été enlevée avec lui, mais qui a été libérée quelques heures plus tard. Le ministère français des Armées a précisé que le soldat, qui ne possède pas la nationalité française, avait un permis de résidence en France, mais pas pour se rendre en Colombie.
Dans un communiqué, la guérilla EMC a déclaré : « Sa capture a été effectuée après avoir confirmé sa condition de militaire étranger se déplaçant en zone rurale de la municipalité de Cumbitara, un lieu où se déroulent des opérations militaires contre nos unités. » L’EMC a également informé les autorités françaises et la famille de Melo Charry qu’il avait reçu des soins médicaux et une alimentation adéquate.
L’organisation armée a rejeté le terme d’enlèvement, qualifiant le caporal de « prisonnier de guerre » et se défendant contre les accusations des autorités colombiennes et des médias. Ils ont averti que l’intégrité physique de Melo Charry serait garantie tant qu’aucune opération militaire hostile ne serait lancée dans la région. Ils ont également mis en garde le président colombien, Abelardo de la Espriella, contre toute tentative de sauvetage militaire qui pourrait mettre en danger la vie du caporal.
Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, a pris ses fonctions le 7 août et a promis une lutte ferme contre les guérillas et les narcotrafiquants. Des opérations militaires meurtrières ont déjà eu lieu depuis son investiture. De plus, l’EMC est dirigée par Ivan Mordisco, un guérillero connu pour être l’un des plus recherchés de Colombie, et qui a rejeté l’accord de paix de 2016 signé avec les anciennes FARC, désormais dissoutes.
Actuellement, les autorités colombiennes pensent que le caporal Melo Charry pourrait être retenu aux côtés d’autres militaires colombiens dans une zone montagneuse des Andes. L’armée a précisé qu’elle ne prévoyait pas d’opération militaire pour le libérer, la situation demeurant complexe et délicate.
Alors que la tension monte autour de cet enlèvement, les implications politiques et militaires de cette affaire pourraient avoir des répercussions sur les relations entre la France et la Colombie, ainsi que sur la lutte contre les groupes armés dans la région. La communauté internationale suit de près cette situation qui soulève des préoccupations au sujet de la sécurité des militaires français en mission à l’étranger.