Les vaccins contre la bronchiolite mieux remboursés : une avancée saluée par les pédiatres

À partir du 31 août, les deux traitements préventifs contre la bronchiolite, l’Abrysvo et le Beyfortus, bénéficient d’un remboursement accru par l’Assurance maladie. Ce remboursement passe de 30% à 65%, une mesure qui répond à une demande pressante des pédiatres depuis près de deux ans.

EN BREF

  • Les vaccins Abrysvo et Beyfortus sont remboursés à 65% depuis le 31 août.
  • Cette décision vise à renforcer la prévention contre la bronchiolite chez les nourrissons.
  • Les pédiatres saluent une avancée essentielle pour la santé des enfants, surtout en milieux précaires.

La bronchiolite, maladie respiratoire très contagieuse, touche chaque année près de 30% des nourrissons de moins de deux ans, selon Santé Publique France. Bien que généralement bénigne chez les adultes et les grands enfants, elle peut présenter des risques graves pour les plus jeunes, en particulier ceux ayant des facteurs de risque. Il est donc crucial de disposer de moyens préventifs efficaces.

La campagne de vaccination contre la bronchiolite a démarré le 10 août. Le vaccin Abrysvo, destiné aux femmes enceintes, permet de transmettre des anticorps au fœtus via le placenta. Pour les nourrissons dont les mères n’ont pas été vaccinées pendant la grossesse, le Beyfortus est administré.

Cette augmentation du remboursement est largement saluée par les professionnels de santé. Parmi eux, Christèle Gras Le Guen, porte-parole de la Société française de pédiatrie, souligne l’importance de cette mesure. Selon elle, le Beyfortus a révolutionné la prise en charge des nourrissons et a contribué à désengorger les services de pédiatrie dans les hôpitaux. « Il a été acté que ce service rendu était important, ce qui explique le remboursement plus important », précise-t-elle.

Pourtant, environ 20% des nourrissons ne bénéficient toujours pas de ce traitement, ce qui soulève des préoccupations quant à l’équité d’accès. Christèle Gras Le Guen insiste sur la nécessité de garantir que tous les enfants, indépendamment de leur milieu socio-économique, aient accès à ces vaccins. « Le plus vous vivez dans la précarité, le plus vous risquez de vous infecter », souligne-t-elle, mettant en avant l’importance de cette avancée pour lutter contre les inégalités en matière de santé.

Malgré ces progrès, elle rappelle que durant les premiers mois de vie de l’enfant, il est essentiel d’éviter les lieux très fréquentés et les contacts avec des personnes malades, même avec une vaccination. La vigilance reste donc de mise pour protéger les plus vulnérables.