Les tensions entre les États-Unis et l’Iran connaissent une nouvelle escalade, marquée par des frappes américaines sur des positions stratégiques iraniennes. Ce mercredi, la ville portuaire de Bouchehr, qui abrite la seule centrale nucléaire d’Iran, a été la cible de nouvelles attaques. Selon l’agence de presse gouvernementale Irna, ces frappes n’ont cependant pas fait de victimes.
EN BREF
- Frappes américaines à Bouchehr, sans victimes selon Irna.
- Les Gardiens de la Révolution menacent de fermer le détroit d’Ormuz.
- Donald Trump annonce un possible élargissement des bombardements en Iran.
Le gouverneur de Bouchehr, Mohammad Mozafari, a déclaré à Irna que « l’ennemi américain a attaqué aujourd’hui trois points à Bouchehr », soulignant que cette offensive survient dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et Washington. En réponse, les forces armées jordaniennes ont annoncé la destruction de trois missiles balistiques iraniens, qui avaient pénétré leur espace aérien, après qu’une base utilisée par les Américains en Iran a été frappée.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont, de leur côté, affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la cessation des « actes d’agression » américains. Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État, ils ont averti que d’autres voies d’exportation stratégiques pourraient également être verrouillées. « Les opérations de représailles des combattants se poursuivront », a indiqué le Corps des Gardiens, ajoutant que « les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne ». Cette menace pourrait avoir des répercussions significatives sur le marché mondial de l’énergie.
La télévision d’État iranienne a rapporté que les Gardiens de la Révolution avaient mené une attaque contre le centre logistique de Mina Abdullah au Koweït, une installation utilisée par les forces américaines. En Jordanie, des drones iraniens ont été mobilisés pour frapper des hangars utilisés par les forces américaines sur la base d’Al-Azraq, ainsi qu’une installation abritant des avions de chasse. Par ailleurs, des entrepôts d’équipement militaire et des sites de stockage de carburant ont également été ciblés.
Dans le cadre de cette escalade militaire, l’armée koweïtienne a signalé des « attaques hostiles de drones » iraniens, précisant que les bruits d’explosion étaient dus à l’interception de ces engins par les systèmes de défense aérienne. Des sirènes d’alerte ont également retenti à Bahreïn, ajoutant à l’atmosphère de tension dans la région.
Lors d’une déclaration à la chaîne Fox News, le président américain Donald Trump a posé un ultimatum à l’Iran. Si les négociations ne reprennent pas, il a averti que l’armée américaine pourrait élargir ses bombardements aux infrastructures civiles du pays, prenant pour cible en priorité « les centrales électriques » et « les ponts ». Trump a précisé que les frappes se poursuivraient « jusqu’à ce que je dise que cela suffit », tout en laissant entendre qu’elles pourraient cesser si Téhéran acceptait de négocier.
Les récentes frappes américaines représentent une relance significative des opérations militaires contre l’Iran, avec pour objectif de protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour le transport de pétrole. Les bombardements ont débuté à 19 heures GMT, peu avant la reprise annoncée du blocus des ports iraniens, en réponse aux actions militaires de Téhéran.
Alors que les combats entre Washington et Téhéran reprennent, la communauté internationale suit de près les développements de ce conflit, qui pourrait avoir des conséquences graves sur la stabilité régionale et sur le marché énergétique mondial. Les tensions croissantes entre l’Iran et ses voisins, en particulier en ce qui concerne les attaques contre les installations américaines, soulignent l’importance d’une diplomatie renouvelée pour éviter une escalade supplémentaire.