Bilan de la procureure du PNACO : six mois d’actions contre la criminalité organisée

Le 5 janvier 2026, Vanessa Perrée, récemment nommée procureure à la tête du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), a fait sa première apparition publique sur France 2. Accompagnée du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, elle a présenté les objectifs et les défis de cette nouvelle juridiction, qui se veut un acteur clé dans la lutte contre la criminalité organisée en France.

EN BREF

  • Vanessa Perrée, 52 ans, a pris ses fonctions au PNACO en janvier 2026.
  • Le parquet se concentre sur des dossiers variés, du trafic de stupéfiants à la corruption.
  • Un soutien important aux parquets locaux est prévu pour élargir le champ d’action.

Dans son entretien, Vanessa Perrée a souligné que le PNACO ne se limite pas à traiter uniquement les plus gros dossiers. Au contraire, elle aspire à ce que cette juridiction aide les parquets locaux en leur fournissant des ressources et un soutien technique. « Nous voulons élargir le champ de la criminalité que nous traitons, en incluant davantage de personnes et de moyens », a-t-elle affirmé.

Au cours des six premiers mois de son mandat, la procureure a déjà été confrontée à des dossiers complexes. Parmi les affaires emblématiques, on trouve des enquêtes sur le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et même des menaces proférées à l’encontre de magistrats, révélant la gravité des enjeux auxquels fait face le PNACO.

En matière de trafic de stupéfiants, Vanessa Perrée a fait état d’une augmentation alarmante des activités liées au narcotrafic en France. Elle a insisté sur l’importance de renforcer les enquêtes pour démanteler les réseaux criminels, qui ne cessent de se diversifier. « Notre mission est de combattre ces phénomènes de manière globale, en ne laissant aucune pierre non retournée », a-t-elle martelé.

La procureure a également abordé la question de la corruption, qui s’est intensifiée dans le sillage de ces activités criminelles. Elle a cité des cas où des propositions financières ont été faites à des fonctionnaires pour faciliter des opérations illégales. « Il m’a proposé 1 000 euros, j’ai accepté », a-t-elle déclaré, illustrant ainsi la banalisation de la corruption dans certains milieux. Cette situation pose un défi supplémentaire pour le PNACO, qui doit non seulement traiter les infractions, mais aussi restaurer la confiance du public dans les institutions judiciaires.

Le PNACO, inspiré par d’autres parquets nationaux comme celui de la finance ou de la lutte antiterroriste, se positionne comme une entité essentielle dans la lutte contre la criminalité organisée. Vanessa Perrée a annoncé que le parquet allait renforcer ses collaborations avec d’autres agences et organisations internationales pour mieux coordonner les efforts de lutte contre le crime transnational.

À l’aube de cette nouvelle année, la procureure a affirmé que son équipe est prête à relever ces défis avec détermination et efficacité. « Nous ne sommes pas là pour piquer les dossiers des autres », a-t-elle précisé, mais plutôt pour travailler main dans la main avec les autres juridictions pour une justice plus équitable et efficace.

Alors que le PNACO continue de s’installer dans le paysage judiciaire français, son premier bilan est déjà riche en enseignements. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l’impact de cette nouvelle entité sur la lutte contre la criminalité organisée et la corruption dans le pays.