Explosion des prix des légumes : courgettes et tomates en tête des hausses

La consommation quotidienne de fruits et légumes s’annonce plus coûteuse cette année. Selon l’association de défense des consommateurs Familles rurales, le prix des légumes a connu une forte augmentation sur une période d’un an, attribuable en partie aux aléas climatiques. Ces hausses, qui affectent à la fois les produits bio et conventionnels, soulignent une tendance inflationniste persistante.

EN BREF

  • Les légumes ont vu leurs prix augmenter de plus de 30 % en un an.
  • Les courgettes et tomates sont particulièrement touchées par cette inflation.
  • Familles rurales appelle à une législation pour garantir l’accès à des produits sains à prix coûtants.

Entre juin 2025 et juin 2026, la hausse des prix des légumes s’est avérée significative. Les produits bio ont vu leur prix augmenter de 7 %, atteignant 5,47 euros le kilo, tandis que les légumes conventionnels ont connu une hausse de 10 %, s’établissant à 3,27 euros le kilo. Ces augmentations sont en grande partie dues aux conditions climatiques extrêmes qui ont perturbé la production.

Familles rurales souligne que les épisodes successifs de fortes pluies, suivis de périodes de fraîcheur et de chaleur, ont eu un impact direct sur les récoltes. De plus, les principaux pays fournisseurs tels que l’Espagne et le Portugal ont également été touchés par des conditions météorologiques défavorables, aggravant la situation sur le marché.

Dans le cadre de son étude annuelle, l’association a réalisé 118 relevés de prix dans diverses grandes surfaces, allant des hypermarchés aux magasins spécialisés bio, sur une période allant du 8 au 21 juin 2026, à travers 40 départements. Les résultats révèlent que les courgettes ont enregistré une augmentation de 32 % en conventionnel, atteignant 2 euros le kilo, et de 28 % en bio, à 4,04 euros. Les tomates grappes, de leur côté, ont vu leur prix grimper de 31 % en conventionnel (2,91 euros) et de 11 % en bio (5,99 euros).

Les haricots verts, quant à eux, ont également connu une hausse considérable, avec une augmentation de 24 % en conventionnel et de 19 % en bio. Ce constat met en lumière la difficulté croissante d’accéder à des produits sains pour de nombreux ménages.

En revanche, la situation est moins préoccupante pour les fruits. L’association a noté une stabilisation des prix des produits conventionnels, avec une légère baisse de 0,2 %, pour un prix moyen de 4,33 euros le kilo, tandis que les produits bio ont enregistré une baisse de 10 %, se chiffrant à 6,96 euros le kilo. Les pêches et abricots ont affiché des prix stables, alors que les cerises et melons ont vu leurs prix diminuer respectivement de 6 % et 9 %.

Malgré ces fluctuations, Familles rurales met en garde contre la tendance durable qui affecte l’accès aux fruits et légumes. L’augmentation des prix des légumes a été bien plus rapide que l’inflation générale sur la dernière décennie, rendant les produits frais de plus en plus inaccessibles. L’association appelle donc les parlementaires à soutenir une proposition de loi du député écologiste Boris Tavernier, visant à assurer l’accès à un panier de produits sains vendus à prix coûtants, afin de lutter contre cette inflation préoccupante.