Fin progressive du gaz dans les logements neufs : le plan du gouvernement

Le gouvernement français a présenté, ce jeudi 23 avril 2026, un plan ambitieux d’électrification de l’économie, visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Ce projet comprend une série de 22 mesures, dont la fin progressive de l’utilisation du gaz dans certains logements. Cette initiative entend répondre aux enjeux de souveraineté énergétique et de compétitivité, tout en soutenant le pouvoir d’achat des Français.

EN BREF

  • Le gouvernement prévoit la fin du gaz dans certains logements d’ici 2030.
  • Nouveaux bâtiments ne pourront plus utiliser le gaz à partir de 2027.
  • Les aides à la rénovation énergétique ne financeront plus les chaudières à gaz.

Ce plan d’électrification s’applique à tous les secteurs, de l’industrie aux transports, avec l’objectif de favoriser une consommation d’énergie produite localement. L’exécutif souligne que la transition énergétique est indispensable pour protéger les ménages et les entreprises des fluctuations des prix des énergies fossiles, notamment du gaz, dont le coût a récemment connu une forte augmentation, affectant près de 8 millions de Français.

Actuellement, l’usage du gaz est déjà limité dans les maisons individuelles depuis 2021, et dans les immeubles collectifs depuis 2025. Toutefois, des installations au gaz sont encore autorisées dans certains nouveaux bâtiments, ce que le gouvernement souhaite désormais interdire. Ainsi, les alternatives techniques telles que les pompes à chaleur, la géothermie ou encore les réseaux de chaleur doivent être mises en avant.

Le cadre réglementaire va donc évoluer, avec pour objectif qu’aucun bâtiment neuf ne consomme de gaz d’ici 2030. Les nouvelles mesures doivent être intégrées dans un texte spécifique, dont l’application est prévue pour le 1er janvier 2027 pour les logements, suivie d’une mise en œuvre progressive pour les bâtiments tertiaires.

Un autre aspect crucial de ce plan concerne les aides à la rénovation énergétique. À partir du 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne subventionnera plus les rénovations globales qui conservent un chauffage au gaz. Cette décision s’inscrit dans une volonté de rendre les projets de rénovation plus durables et de favoriser la transition vers des systèmes de chauffage moins polluants. Le ministère de la Ville et du Logement a précisé que seulement 10 % des rénovations d’ampleur conservaient jusqu’à présent un mode de chauffage fossile.

Cette initiative vise à offrir aux ménages et entreprises une meilleure protection face aux variations des prix de l’énergie, tout en augmentant l’indépendance énergétique de la France. Il est à noter que ce virage vers l’électrification est perçu comme une étape nécessaire pour garantir un avenir énergétique plus durable et résilient.

En somme, la transition vers des bâtiments sans gaz témoigne d’une volonté politique forte de s’engager vers un avenir énergétique plus responsable. Les prochaines années seront déterminantes pour l’application de ces mesures, et il reste à voir comment les acteurs du secteur réagiront à ces changements.