Ce mardi 28 avril 2026, Gabriel Attal, ancien ministre et actuel député, a effectué une visite à Lyon, où il a multiplié les rencontres en vue de l’élection présidentielle. Bien que n’ayant pas encore officiellement annoncé sa candidature, il se positionne déjà comme un acteur clé sur la scène politique.
EN BREF
- Gabriel Attal a visité plusieurs établissements à Lyon, mettant l’accent sur l’éducation.
- Il a échangé avec des élèves sur des sujets éducatifs et sociaux.
- Sa proposition de loi sur le travail le 1er-Mai suscite un intérêt croissant.
Lors de sa visite, Gabriel Attal a commencé par s’arrêter dans une boulangerie, où il a fait une déclaration engageante : « Le 1er-Mai, tout le monde, j’espère, va vouloir aller acheter sa baguette ». Ce moment symbolique s’inscrit dans une série d’activités qu’il a menées dans le Rhône, visant à établir un lien direct avec les citoyens et à préparer le terrain pour une potentielle candidature présidentielle.
Parmi les temps forts de sa journée, Attal a visité le collège Jacques-Prévert, où il a été accueilli avec enthousiasme par les élèves. Ces derniers, ravis, ont interprété la Marseillaise, soulignant l’importance de la liberté dans les valeurs républicaines, une notion chère au député. Dans une discussion informelle, il a été alerté par une enseignante sur les défis rencontrés dans l’éducation, notamment la difficulté d’enseigner dans des classes très hétérogènes.
Attal a abordé les réformes éducatives, notant que les groupes de niveau qu’il avait préconisés ont été annulés par la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne. « Il y a eu beaucoup d’idéologie dans le choix de revenir dessus », a-t-il commenté, mettant en lumière les tensions politiques qui entourent le système éducatif.
Lors d’une table ronde avec des élèves de troisième, l’échange a tourné autour de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans, une mesure défendue par son mouvement, Renaissance. Un élève a questionné la mise en application de cette interdiction, à quoi Attal a répondu en citant des exemples de respect des lois en matière de circulation. Sa réponse, bien que pragmatique, a suscité des interrogations sur l’efficacité de telles mesures.
À quelques pas, dans une assemblée rassemblant des acteurs économiques, des discussions ont eu lieu sur des sujets variés tels que l’obligation d’activité pour bénéficier du RSA, la nécessaire réforme de l’assurance-chômage et l’échec perçu des politiques du macronisme en matière de logement. Les échanges ont été riches et animés, témoignant de l’intérêt des acteurs locaux pour les propositions d’Attal.
Le député a ensuite inauguré une salle Samuel-Paty au lycée Branly, en présence de Christophe Capuano, un enseignant ami du professeur assassiné. Attal a promis son soutien à la panthéonisation de Samuel Paty, soulignant l’importance de cet acte symbolique pour la mémoire de l’éducation en France.
Malgré une journée marquée par des visites et des échanges, le temps a contraint Attal à écourter sa déambulation dans le 5e arrondissement. Toutefois, il a pu partager ses idées sur la loi visant à élargir le travail le 1er-Mai, une proposition qui semble trouver un écho favorable parmi les commerçants. Attal a exprimé ses regrets quant aux concessions faites par le gouvernement face à la gauche et aux syndicats, illustrant ainsi son engagement à défendre ses convictions.
Enfin, la journée s’est conclue par une dédicace de son livre à la librairie Decitre, attirant une foule considérable. Attal a également annoncé une « Nuit de la nouvelle République », où deux thèmes principaux seront débattus : la démocratie et l’adéquation entre l’éducation et l’économie. D’autres événements sont prévus dans plusieurs villes, avec un grand meeting à Paris programmé pour le 30 mai, laissant présager une dynamique électorale active.
En somme, cette visite à Lyon confirme l’aspiration de Gabriel Attal à se positionner comme un leader sur la scène politique française, en mettant l’éducation au cœur de son discours et en se préparant pour une campagne présidentielle qui s’annonce déjà riche en défis.