Les surveillants des collèges et lycées se préparent à une journée de mobilisation le mardi 2 juin 2026. Cette action, orchestrée par une intersyndicale, vise à dénoncer les conditions de travail jugées inacceptables des assistants d’éducation (AED) à travers le pays. Ces derniers appellent à la grève et à des manifestations pour faire entendre leurs revendications.
EN BREF
- Mobilisation des surveillants prévue le 2 juin 2026 dans toute la France
- Exigences : création de postes et revalorisation salariale
- Conséquences possibles : perturbations dans les établissements scolaires
Dans un communiqué publié le 22 mai, les syndicats tels que la CGT Educ’Action, Sud Éducation et le Snes-FSU soulignent l’inaction du gouvernement face aux besoins urgents des AED. Ces professionnels, souvent appelés « surveillants », sont indispensables pour assurer l’encadrement et la sécurité des élèves, mais se sentent de plus en plus délaissés.
Les syndicats exigent des mesures concrètes telles que la création de nouveaux postes, la mise en place d’une grille salariale nationale pour améliorer leur rémunération, ainsi que l’accès à une formation initiale et continue. Ils appellent également à un droit effectif à la mobilité, afin de répondre aux diverses situations rencontrées dans les établissements scolaires.
La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que, malgré les déclarations du ministre sur l’importance du climat scolaire, les conditions de travail des AED continuent de se dégrader. Ces derniers se retrouvent souvent en première ligne, exposés à des risques quotidiens sans les ressources nécessaires pour exercer leur mission dans des conditions dignes.
La journée de grève sera marquée par des manifestations, des rassemblements et des actions de sensibilisation pour mettre en lumière les réalités vécues par ces professionnels. Les syndicats espèrent ainsi rendre visibles leurs revendications et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien.
Les conséquences de cette mobilisation pourraient être significatives pour les élèves, notamment avec la possibilité de fermetures temporaires de la vie scolaire dans certains établissements. L’absence de personnel suffisant pourrait également perturber le bon fonctionnement des cours et la gestion des retards ou des absences.
Les surveillants expriment des craintes quant à l’avenir, soulignant que les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader. Ils rappellent que l’absence de créations de postes pour les rentrées 2025 et 2026 a exacerbé une situation déjà critique.
Ce climat de tension fait écho à des événements tragiques, comme le drame survenu en juin 2025, lorsque une surveillante de 31 ans a été poignardée par un élève de 14 ans. Cet incident a suscité une onde de choc à travers le milieu éducatif et soulève des questions sur la sécurité des AED dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans ce contexte, la mobilisation du 2 juin prochain représente une occasion pour les assistants d’éducation de faire entendre leur voix et de revendiquer des conditions de travail plus respectueuses de leur mission éducative et sécuritaire.