Ce mardi 29 septembre 2026, une grève unitaire de la fonction publique va perturber le quotidien des Français. Les syndicats, unis dans leur revendication, souhaitent faire entendre leurs voix avant le passage du budget au Parlement. Avec des impacts prévisibles sur divers secteurs, cette journée s’annonce particulièrement tendue.
EN BREF
- Une grève des fonctionnaires est prévue le 29 septembre, touchant plusieurs secteurs.
- Les syndicats réclament une revalorisation des salaires face à l’inflation.
- Des perturbations sont attendues dans les écoles, les transports et les hôpitaux.
Les syndicats CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de rémunération pour les agents publics. Le mois de septembre a été marqué par une inflation qui impacte directement le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment annoncé un gel du point d’indice, ce qui a ravivé les tensions.
Depuis 2017, les agents publics n’ont bénéficié que de deux revalorisations de leur point d’indice, respectivement de 3,5 % en 2022 et de 1,5 % en 2023, soit une augmentation cumulative de légèrement plus de 5 %. Pendant ce temps, l’inflation cumulée a atteint 24,17 %, selon les estimations de l’Insee. Cette situation a conduit Laure Revel, représentante de la CFDT, à évoquer un « moment grave » pour les agents, en particulier dans des secteurs essentiels tels que la santé et l’éducation.
Les syndicats appellent à la mobilisation pour exprimer leur colère face à cette situation. « C’est vraiment une colère que nous tenons à exprimer, et la journée du 29 septembre sera une journée noire », a déclaré Natacha Pommet, de la CGT. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 862 000 agents, soit un sur six, perçoivent un salaire de base inférieur au SMIC, ce qui entraîne des complications pour le gouvernement, qui doit leur verser une indemnité différentielle.
Pour cette journée de grève, l’intersyndicale prévoit également des manifestations dans toute la France. Bien que le nombre exact de participants soit encore incertain, lors de la dernière grève similaire, environ un enseignant sur trois avait cessé le travail.
Dans le secteur éducatif, les écoles primaires assureront un accueil minimum, mais cela ne s’appliquera pas au périscolaire ni à la cantine. Dans les collèges et lycées, l’accueil ne sera pas obligatoire, ce qui pourrait engendrer des complications pour les familles.
En ce qui concerne les transports, la RATP a annoncé que le trafic sera normal sur les réseaux de métro et RER, tandis que la SNCF prévoit un fonctionnement quasi normal pour les TGV et Intercités, avec quelques perturbations sur certaines lignes TER. Des détails supplémentaires seront fournis le lundi précédent la grève.
Pour la première fois depuis 2018, l’ensemble des syndicats de France Travail s’est rassemblé pour cette mobilisation. Les revendications incluent non seulement une augmentation des salaires, mais aussi une mise en garde contre l’impact de l’austérité sur les services publics, alors que le taux de chômage a augmenté à 8,3 % de la population active au deuxième trimestre de 2026.
Les perturbations pourraient également toucher les hôpitaux, avec une grève annoncée par l’intersyndicale du personnel hospitalier. Des médias du service public, tels que Radio France et France TV, pourraient également faire face à des interruptions de service. La CGT a déjà recensé pas moins de 170 manifestations prévues à travers le pays pour cette journée de lutte.
Cette journée du 29 septembre s’annonce donc comme un moment crucial pour les agents publics, qui espèrent faire entendre leurs revendications au sein d’un contexte économique difficile.