Le hantavirus fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce mardi 5 mai 2026, l’agence a signalé deux cas confirmés et cinq autres suspectés liés à un foyer qui a déjà causé trois décès sur un navire de croisière néerlandais. Ce dernier, le MV Hondius, se trouve actuellement au Cap-Vert, bloqué en raison de ces préoccupations sanitaires.
EN BREF
- Deux cas confirmés et cinq suspects de hantavirus à bord d’un bateau au Cap-Vert.
- Trois décès ont été enregistrés, dont un patient critique actuellement en soins intensifs.
- L’Espagne envisage un accostage du navire, mais attend les résultats épidémiologiques.
Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa en Argentine à l’archipel du Cap-Vert, transporte encore 147 personnes. Selon l’OMS, le bateau devrait se diriger vers l’Espagne, où un accostage aux Canaries a été proposé. Toutefois, le ministère espagnol de la Santé a précisé qu’aucune décision ne serait prise avant une analyse approfondie des données épidémiologiques.
« En fonction des données épidémiologiques recueillies à bord, nous déterminerons l’escale la plus appropriée », a déclaré un représentant du ministère, faisant écho aux inquiétudes entourant la santé des passagers.
Concernant les cas identifiés, l’OMS a détaillé qu’au 4 mai 2026, deux cas d’hantavirus ont été confirmés, accompagnés de cinq cas suspects. Parmi les cas les plus graves, un patient se trouve dans un état critique à Johannesburg, en Afrique du Sud, tandis qu’un autre, un Néerlandais de 70 ans, a succombé le 11 avril après avoir présenté des symptômes à bord du navire. Son décès a été suivi par celui de son épouse, âgée de 69 ans, qui a également été hospitalisée après des symptômes gastro-intestinaux.
Des investigations se poursuivent pour retracer les passagers ayant pris le vol Sainte-Hélène-Johannesburg, emprunté par la Néerlandaise malade. L’OMS a mobilisé des équipes médicales pour examiner les personnes à bord du navire.
Le hantavirus, généralement transmis à l’homme par les rongeurs, suscite de vives inquiétudes. Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a évoqué une possible « transmission interhumaine » entre les cas détectés sur le bateau. « Étant donné la période d’incubation, nous pensons qu’ils ont pu être infectés en dehors du navire, mais il pourrait y avoir eu transmission entre personnes en contact étroit », a-t-elle précisé.
Cette situation soulève des interrogations sur la gestion des foyers épidémiques en milieu confiné et la nécessité d’une vigilance accrue lors de voyages en mer. Alors que les autorités sanitaires continuent d’analyser la situation, la sécurité des passagers et de l’équipage reste au cœur des préoccupations.
Le développement de ce dossier sera suivi de près par les organisations sanitaires internationales, alors que la situation évolue rapidement et que des décisions cruciales doivent être prises pour protéger la santé publique.