Identités des hackers français derrière le piratage du site des impôts révélées

Le 17 août, le ministre de la Transformation et des Fonction publiques, Sébastien Lecornu, a tenu une cellule de crise à la suite de la cyberattaque sur le site des impôts, dévoilée le 13 août. Cette attaque a touché 678.000 contribuables, tant des particuliers que des professionnels, qui ont été avertis individuellement des risques liés à l’exposition de leurs données personnelles.

EN BREF

  • 678.000 contribuables touchés par une cyberattaque du site des impôts
  • Les hackers, deux Français, motivés par l’argent, ont revendiqué le vol de données
  • Une enquête est ouverte, le duo risque jusqu’à sept ans de prison

Les victimes de cette cyberattaque incluent environ 350.000 particuliers, qui ont reçu un courriel explicatif dès le lundi soir suivant la découverte de la faille. Les messages contiennent des informations sur les données potentiellement compromises, telles que les noms, prénoms, revenus fiscaux de référence, quotients familiaux et taux de prélèvement à la source.

Le piratage a été revendiqué par un individu utilisant le pseudo ZeroBytes sur un forum de cybercriminels. Ce pseudonyme masque en réalité l’identité de deux hackers français. Contrairement à des motivations politiques, leur action semble principalement guidée par un objectif financier. Ils ont déclaré :

« On a trouvé la faille et on l’a exploitée »

.

Selon leurs propres affirmations, ces hackers auraient déjà vendu les données dérobées à deux acheteurs pour plusieurs milliers d’euros. Ce butin pourrait encore augmenter, les informations étant toujours disponibles à la vente sur le marché noir.

Ce duo de cybercriminels ne se limite pas à cette seule attaque. Ils ont également revendiqué plusieurs incursions dans d’autres systèmes, notamment ceux d’Intermarché Drive, de la Fédération française de handball et de la société EVA, spécialisée dans la réalité virtuelle. Ces activités leur confèrent un profil de hackers expérimentés.

Face à cette situation, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour extraction frauduleuse de données et association de malfaiteurs. Si ces accusations se confirment, le binôme pourrait faire face à des peines allant jusqu’à sept ans de prison et une amende de 300.000 euros.

Cette cyberattaque soulève des questions cruciales sur la sécurité des données personnelles et les mesures de protection mises en place par les institutions. Les autorités sont désormais sous pression pour renforcer la sécurité de leurs systèmes afin de prévenir de futures violations et protéger les informations sensibles des citoyens.

La situation actuelle met en lumière la vulnérabilité des systèmes informatiques et la nécessité d’une vigilance accrue face à des cybermenaces de plus en plus sophistiquées. Alors que les enquêtes se poursuivent, l’impact de cette cyberattaque sur la confiance du public envers les institutions fiscales pourrait être profond.