Un épais nuage de fumée s’élève au-dessus du village de Zawtar al-Sharqiyah, dans le sud du Liban, après des frappes aériennes israéliennes survenues ce dimanche 3 mai. Ces attaques ont causé la mort d’une personne et blessé huit autres, dont quatre secouristes, selon le ministère libanais de la Santé.
EN BREF
- Une frappe israélienne a causé un mort et huit blessés au Liban.
- Les attaques surviennent malgré une trêve entre Israël et le Hezbollah.
- Le ministère de la Santé a condamné les frappes pour leur impact sur les installations médicales.
Les frappes israéliennes ont eu lieu en dépit de la trêve entrée en vigueur le 17 avril dernier entre Israël et le groupe Hezbollah, soutenu par l’Iran. Selon les autorités libanaises, la première frappe sur le village d’Arabsalim a coûté la vie à une personne et blessé trois autres, dont un enfant. La seconde attaque, visant la localité de Srifa, a blessé cinq individus, parmi lesquels quatre secouristes du Comité islamique de la santé, un organisme lié au Hezbollah. Ces frappes ont eu lieu près d’un de leurs centres de secours, ce qui a suscité une vive réaction du ministère de la Santé libanais.
Dans un communiqué, ce dernier a exprimé son indignation, rappelant que ces actions vont à l’encontre de l’article 19 de la Convention de Genève, qui stipule la nécessité de protéger les installations médicales dans les zones de conflit. Le ministère a souligné que ces attaques mettent en danger la vie des civils et des secouristes, exacerbant ainsi la détresse dans une région déjà fragilisée.
Avant ces frappes, l’armée israélienne avait lancé des appels urgents à l’évacuation pour certaines localités au sud du Liban, désignant ces zones comme une « zone de sécurité ». Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne, a averti sur X les habitants de villes comme Nabatiyé, ainsi que celles touchées par les frappes. Ce dernier a précisé que toute menace, même en dehors de la zone de sécurité, serait « éliminée ».
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a également réaffirmé cette position lors d’une visite sur le terrain, en déclarant que toute menace venant de ces régions serait traitée sans hésitation. Le président libanais, Joseph Aoun, a de son côté exigé qu’Israël respecte pleinement le cessez-le-feu avant le lancement de négociations de paix, qui doivent être parrainées par les États-Unis.
A la lumière de cette situation tendue, Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a affirmé que son organisation est prête à contrecarrer les discussions entre Israël et le Liban. Il a déclaré que ces négociations ne les concernaient pas et qu’ils feraient tout pour qu’elles n’aboutissent pas.
Les frappes israéliennes dans cette région ont déjà causé plus de 2 600 morts et déplacé plus d’un million de personnes depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a intensifié les hostilités en soutien à l’Iran, cible d’une offensive israélo-américaine. Ce conflit a également coûté la vie à 17 soldats israéliens, dont deux cette semaine, ainsi qu’à un civil israélien travaillant pour l’armée.
Dans ce contexte, la situation demeure alarmante et les perspectives de paix semblent de plus en plus incertaines. La communauté internationale suit avec attention ces développements, alors que les appels à la désescalade se multiplient.