La forêt comme remède au stress : une étude révèle des bienfaits insoupçonnés

Les promenades en forêt sont souvent synonymes de bien-être et de sérénité. Un nouvel éclairage scientifique permet de comprendre plus précisément ce phénomène. Une étude menée par l’École nationale supérieure des technologies et industries du bois, en collaboration avec la Faculté de médecine et l’Office national des forêts (ONF), met en lumière les effets bénéfiques des forêts sur notre santé mentale.

EN BREF

  • Les promenades en forêt réduiraient le stress, selon une étude récente.
  • Des molécules thérapeutiques présentes dans l’air des forêts ont été identifiées.
  • Le concept japonais de « bain de forêt » gagne en popularité en France.

D’après Claude Lagarde, ancien forestier et porte-parole de cette recherche, le phénomène s’explique par l’absorption de molécules bénéfiques par le biais des fosses nasales. Ces molécules, appelées phytoncides, sont libérées par les arbres pour les protéger des insectes et des maladies, mais elles ont également des effets apaisants sur l’homme.

Les résultats préliminaires de l’étude, menée dans les forêts des Vosges, ont permis d’identifier 13 éléments contribuant à diminuer le stress et à ralentir le rythme cardiaque. Ce constat vient enrichir une série de recherches déjà menées au Japon sur les effets thérapeutiques des balades en forêt, donnant naissance au concept de shinrin-yoku, ou « bain de forêt ».

Un retour aux sources bénéfique

Le bain de forêt consiste en une immersion dans l’environnement sylvestre, permettant aux participants de se reconnecter à la nature. Claude Lagarde souligne que même une simple heure passée en forêt peut apporter un bien-être immédiat. « Quand ça n’allait pas très bien, je partais une heure en forêt et ça allait tout de suite beaucoup mieux », témoigne-t-il. Ce retour à la nature, loin du tumulte quotidien, est perçu comme une véritable pause relaxante.

Jean-Philippe Doux, participant à ces séances, confie que cette expérience de contact avec les arbres est profondément ressourçante. « C’est se recentrer sur soi-même, écouter la forêt… Ça fait un bien fou », affirme-t-il, renforçant l’idée que les forêts pourraient jouer un rôle clé dans la gestion du stress.

Un concept qui suscite des débats

Malgré ces résultats prometteurs, certaines voix critiques se manifestent. Daniel Riolo, par exemple, exprime son scepticisme : « Se frotter à un arbre… Je préfère être stressé que faire ça. » Cette opinion illustre un certain mépris pour le concept de bain de forêt, que certains considèrent comme une invention pour lutter contre l’ennui.

Les travaux de recherche menés par le laboratoire d’Épinal, en collaboration avec la Faculté de médecine et l’ONF, se poursuivent. L’objectif est de valider ces résultats et d’explorer davantage les mécanismes qui pourraient expliquer les effets apaisants des forêts sur notre santé mentale.

En somme, cette étude invite à reconsidérer notre rapport à la nature. Si la forêt peut effectivement nous aider à réduire notre stress, il semble qu’elle mérite une place de choix dans notre quotidien. Que ce soit par des balades méditatives ou des moments de détente, la forêt pourrait s’affirmer comme un véritable allié contre le stress.