Le ministre de la Défense américain évalue à 37,5 milliards le coût de la guerre en Iran

Alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifient, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a été appelé à témoigner devant le Sénat ce mardi 21 juillet. Lors de cet examen bipartisan, il a révélé une estimation alarmante du coût de la guerre en Iran, s’élevant à 37,5 milliards de dollars, soit une augmentation significative de près de 30 % par rapport aux 29 milliards de dollars annoncés en mai dernier.

EN BREF

  • Le coût de la guerre en Iran est désormais estimé à 37,5 milliards de dollars.
  • Pete Hegseth défend une demande de budget supplémentaire de 67 milliards pour le Pentagone.
  • Des sénateurs contestent la nécessité de ces fonds face à des budgets non dépensés.

Ce montant inclut également des coûts anticipés jusqu’à fin septembre, ce qui souligne l’urgence de la situation. Au cours de son intervention, Hegseth a plaidé pour une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars, qualifiant cette demande de « urgente » et « nécessaire ». Il a averti que sans ces fonds, les États-Unis pourraient faire face à des déficits critiques, compromettant leur capacité à rémunérer les militaires, à reconstituer les équipements et à maintenir des opérations essentielles.

« Sans ces fonds, nous risquons de faire face à des déficits critiques qui menacent notre capacité à payer nos militaires, à reconstituer rapidement nos équipements et munitions et à maintenir des opérations vitales sans interruption », a déclaré Hegseth lors de son discours au Sénat. Il a également promis que chaque dollar alloué serait utilisé pour renforcer la létalité des forces militaires américaines.

Malgré ses assurances, son discours a suscité des interrogations et des critiques, notamment de la part de la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen. Cette dernière a remis en question l’évaluation financière du ministre, en soulignant que le Pentagone disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés. Elle a interrogé : « Pourquoi demandez-vous au peuple américain d’assumer le coût d’une guerre qu’il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés ? »

Hegseth a répondu à cette critique en affirmant que les fonds non utilisés étaient déjà affectés à d’autres projets du président Donald Trump, tels que le « Dôme d’or américain » et divers investissements dans l’armement. Cette situation a exacerbé la frustration de certains sénateurs, qui ont appelé à davantage de clarté sur la stratégie à long terme de l’administration Trump pour le Moyen-Orient.

Le sénateur républicain John Kennedy a demandé des réponses plus précises, soulignant la nécessité d’un discours franc sur les implications d’un éventuel retrait des États-Unis du détroit d’Ormuz. Cependant, Hegseth et le chef d’état-major de l’armée américaine, le général Dan Caine, n’ont pas fourni de détails sur les conséquences d’une telle décision.

Alors que le débat se poursuit au Sénat, il est clair que les enjeux financiers et stratégiques de la guerre en Iran demeurent élevés. Les États-Unis doivent jongler avec des exigences budgétaires croissantes, tout en naviguant à travers des préoccupations croissantes quant à la direction que prend leur intervention au Moyen-Orient.