Léa Salamé se souvient du 11 septembre : son témoignage poignant vingt-cinq ans après

Le 11 septembre 2001, un jour tragique qui a changé le cours de l’histoire, a marqué Léa Salamé à jamais. Vingt-cinq ans après les attentats qui ont frappé New York, Washington et la Pennsylvanie, la journaliste a partagé son expérience personnelle lors d’une vidéo pour Konbini, remémorant un moment où elle a frôlé le drame.

EN BREF

  • Léa Salamé se trouvait à New York le 11 septembre 2001, à trois blocs du World Trade Center.
  • Elle a vécu les événements en pensant d’abord à un simple accident.
  • Depuis, elle ne peut plus regarder les images des attentats sans ressentir un profond traumatisme.

Ce jour-là, New York était le théâtre d’une scène d’horreur inédite. Les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées, causant la mort de près de 3 000 personnes. Pour Léa Salamé, alors étudiante, cette journée avait commencé comme une autre. Lorsqu’elle a entendu un bruit assourdissant, elle pensait qu’il ne s’agissait que d’un accident de camion. Seule dans son dortoir, elle ne mesurait pas l’ampleur de la catastrophe qui se déroulait à quelques pas.

Dans son récit, elle évoque comment, quelques minutes après le premier impact, une camarade est venue frapper à sa porte pour lui dire de sortir immédiatement. À ce moment-là, l’inquiétude n’était pas encore palpable. Les réseaux sociaux n’étaient pas encore la norme, et l’information circulait principalement par le biais des télévisions et des journaux. Léa Salamé se souvient d’avoir quitté son appartement en toute tranquillité, vêtue d’un simple tee-shirt et de tongs, se dirigeant vers la boulangerie.

« Je pensais qu’il y avait un incendie dans le World Trade Center », raconte-t-elle, tout en dégustant un pain aux raisins. Mais en sortant, la réalité l’a rapidement rattrapée. Les scènes de panique étaient partout : des gens courant, des cris, et bientôt, elle a compris que la situation était bien plus grave qu’elle ne l’avait imaginé. Léa a tenté d’appeler son cousin, mais la violence des événements l’a projetée au sol. Elle se rappelle avoir pensé que les corps qui tombaient des tours étaient des oiseaux, ignorant la tragédie qui se déroulait sous ses yeux.

Après avoir couru pendant près de quarante-cinq minutes, Léa Salamé a atteint son université, où elle a trouvé une camarade en larmes, soulagée de la voir en vie. Ce moment de répit a confirmé à quel point le drame avait bouleversé sa vie et celle de ses proches. Depuis ce jour, elle a déclaré qu’elle ne peut plus regarder les images des attentats. Chaque année, lorsqu’elles sont diffusées à la télévision, elle ressent un profond malaise et une tristesse incommensurable.

L’impact des événements du 11 septembre a laissé des traces indélébiles, non seulement sur les victimes et leurs familles, mais également sur ceux qui ont été témoins des faits. Léa Salamé, tout comme tant d’autres, porte ce fardeau. Son témoignage rappelle l’importance de se souvenir et de rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie ce jour-là, mais aussi à ceux qui continuent de vivre avec le poids de cette tragédie.

Ce 11 septembre 2023, alors que le monde commémore le vingt-cinquième anniversaire de ces attentats, Léa Salamé nous offre un regard unique, mêlant souvenirs personnels et réflexions sur un événement qui a profondément marqué notre époque. Son histoire est un appel à la mémoire et à la compassion, réaffirmant que, malgré le temps qui passe, les émotions restent vives.