La Fédération de l’épicerie et du commerce de proximité (FECP) a récemment initié une campagne de communication visant à renforcer l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs. Plus de 5 000 commerces de proximité ont d’ores et déjà reçu un kit comprenant des affiches, des flyers et des stickers, afin de sensibiliser la clientèle et d’afficher clairement la position des commerçants sur cette problématique.
EN BREF
- Une campagne de la FECP pour interdire la vente d’alcool aux moins de 18 ans
- Plus de 5 000 épiceries reçoivent des outils de communication
- Les commerçants souhaitent dédramatiser la demande de pièce d’identité
Le slogan de la campagne, “Moins de 18 ans… Ça passe pas !”, est désormais visible dans de nombreux points de vente. Lors d’une intervention sur RMC, le 22 juillet, Virginie Grimault, déléguée générale de la FECP, a souligné que cette initiative est une réponse aux demandes des commerçants eux-mêmes, qui souhaitent des outils pour mieux appliquer la loi.
Virginie Grimault a précisé : “L’idée de dire c’est la loi, on applique la loi. Et puis finalement cet affichage en magasin, c’est dire dès le départ que clairement avec nous ça ne passe pas.” Elle estime qu’un simple rappel de la règle pourrait dissuader les tentations et les tentatives de contournement de la loi. L’objectif est de banaliser le sujet et de rendre la demande de pièce d’identité moins stressante.
Touria, responsable d’un Petit Casino à Part-Dieu à Lyon, a déjà installé des affiches dans son magasin. Elle déclare : “J’ai des petites affiches pour les rayons alcools, j’en ai d’autres petites autocollantes que je peux mettre un peu partout.” Pour elle, il est crucial que les règles soient visibles afin que les clients comprennent que les tentatives d’achat d’alcool par des mineurs seront systématiquement refusées.
Cette campagne vise également à réduire les risques de conflits en magasin. En cas de doute, les commerçants sont encouragés à demander une pièce d’identité, mais cela peut s’avérer délicat. Adel, gérant d’une épicerie depuis 20 ans, confie : “Des fois je me dis, il a l’air majeur, c’est bon. Bien sûr, si on pense qu’ils sont jeunes, on demande, c’est obligé, c’est la loi.”
Pour accompagner les commerçants dans cette démarche, la FECP propose un livret pédagogique et met en avant des formations spécifiques pour gérer ces situations délicates. Nathanaël, qui dirige une grande enseigne en centre-ville, souligne l’importance de ces outils pour éviter les malentendus.
Il convient de rappeler que la vente d’alcool à des mineurs est passible d’une amende de 7 500 euros, ce qui souligne la nécessité d’une vigilance accrue de la part des commerçants. Cette campagne pourrait bien représenter un tournant dans la manière dont les épiceries abordent cette problématique cruciale pour la santé publique.