Pascale, 41 ans, vit à Arras avec son compagnon et leur fils de 9 ans. En tant que clerc d’huissier de justice salariée, elle perçoit un salaire net de 2 460 € par mois. Bien que son métier semble associé à des dépenses prévisibles, la réalité financière révèle des surprises qui méritent d’être explorées. Voici un aperçu de ses comptes, sans rien arrondir et avec une attention particulière aux détails.
EN BREF
- Pascale et son compagnon ont un revenu total de 4 600 € par mois.
- Le couple dépense environ 3 740 € par mois, avec une épargne de 860 €.
- Sa discipline financière lui permet de se constituer une épargne de près de 14 000 €.
Le salaire mensuel de Pascale est complété par une prime d’intéressement d’environ 90 €, ce qui lui permet de compter sur 2 550 € par mois. Son compagnon, technicien de maintenance, ajoute à ce montant 2 050 € nets, ainsi que 131 € d’allocations familiales. Ensemble, ils disposent de ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins, mais Pascale souligne : « Sans ces deux salaires, on ne tiendrait pas, je le dis franchement. »
Leurs dépenses commencent par un crédit immobilier de 920 € par mois pour leur maison de 95 m², achetée en 2017 dans le quartier de Saint-Sauveur. Ce choix de devenir propriétaires plutôt que de louer, à un tarif avoisinant 850 €, a été fait sans mettre en péril leur budget. Les charges fixes, incluant électricité, gaz, eau, internet, téléphones, taxe foncière, assurance habitation et mutuelle, totalisent 1 538 €, représentant un tiers de leurs revenus.
Mais le plus lourd fardeau, selon Pascale, réside dans les frais liés à son travail. Elle parcourt près de 1 400 km par mois pour accompagner son employeur lors de constats. Bien que son étude lui verse une indemnité kilométrique de 140 €, les coûts liés à l’essence, à l’entretien de son véhicule et à l’usure dépassent largement cette somme. « Je perds de l’argent chaque fois que je démarre pour le boulot », explique-t-elle avec un sourire. Ce déficit invisible s’élève à 130 € par mois, découvert grâce à un carnet de dépenses tenu pendant six mois.
En ce qui concerne l’alimentation, le foyer consacre environ 620 € par mois, dont 480 € pour les courses en supermarché et 140 € chez le boucher et sur le marché. Pascale privilégie la cuisine maison, une habitude familiale plus qu’une question de choix de vie. Les loisirs de leur fils, comprenant des activités comme le football et la piscine, représentent un coût modeste de 55 € mensuels. Les abonnements numériques s’établissent à 28 €, tandis que les vêtements et l’habillement du trio coûtent environ 150 €.
Le couple accorde également une place à des sorties familiales, avec un budget de 90 € par mois, et provisionne 200 € pour des vacances chaque été. En ajoutant toutes ces dépenses, le total mensuel s’élève à environ 3 740 €, laissant une marge d’environ 860 €. De cette somme, Pascale place 500 € sur un livret A et 200 € dans une assurance-vie. Les 160 € restants servent à faire face aux imprévus.
« Je sais qu’on a de la chance de pouvoir mettre de côté, mais on se prive aussi sur certaines choses, comme les week-ends improvisés », nuance Pascale. Avec un revenu de 2 460 €, elle se situe au-dessus du salaire médian français, mais elle insiste sur le fait que c’est sa discipline financière qui fait toute la différence : « L’argent qui reste sur le compte, je le dépense. Celui qui part en épargne, je ne le vois plus. »
Pour ceux qui s’interrogent sur la gestion de leur budget face aux coûts cachés d’autres professions, il est intéressant de comparer avec le budget d’un contrôleur technique à Roanne, qui doit également jongler avec des frais similaires.